Le peuple suisse se prononcera le 27 septembre sur l’initiative « Sauvegarder la neutralité suisse ». Notre rédaction ouvre le débat ce jeudi avec la conseillère aux États Mathilde Crevoisier Crelier (PS) ainsi que le membre du comité d’initiative et ancien ambassadeur suisse Jean-Daniel Ruch.
La neutralité suisse est au cœur du débat ce jeudi matin. Le peuple devra décider le 27 septembre s’il accepte l’initiative populaire « Sauvegarder la neutralité suisse ». Le texte veut renforcer les règles entourant la neutralité du pays. Il prévoit notamment d’interdire à la Suisse d’adhérer à une alliance militaire ou défensive et de participer aux conflits entre États tiers.
Selon le comité d’initiative, la neutralité suisse doit rester « perpétuelle et armée ». La Suisse ne devrait pas non plus prendre de sanctions contre un État belligérant, sauf lorsqu’elles sont décidées par l’ONU ou visent à empêcher le contournement de sanctions.
Le Conseil fédéral et le Parlement recommandent de voter non. Ils estiment que la neutralité appliquée depuis 1848 a fait ses preuves et que la Constitution donne au Conseil fédéral une marge de manœuvre suffisante pour défendre les intérêts du pays dans un contexte international en évolution. L’initiative réduirait cette marge de manœuvre, selon les autorités.
Deux invités ont croisé le fer dans « La Matinale ». Jean-Daniel Ruch, ancien ambassadeur suisse et membre du Conseil de la Neutralité, défend le « oui ». Pour ce dernier, une définition plus stricte de la neutralité permettrait notamment à la Suisse de se prémunir des ingérences étrangères sur les institutions fédérales.
Face à lui, la conseillère aux États jurassienne Mathilde Crevoisier Crelier (PS) fait campagne pour le « non » au sein du comité interpartis opposé à l’initiative. Elle défend l’idée d’une neutralité flexible qui permette à la Suisse d’appliquer des sanctions. /msc-mlm








