Accord sino-américain pour lutter contre le changement climatique

Les Etats-Unis et la Chine ont conclu un accord samedi pour mener un effort commun contre le changement climatique. L'accord ciblera plus particulièrement les hydrofluorocarbones (HFC), des gaz industriels.

Dans un communiqué publié à l'issue d'un sommet informel entre les présidents Barack Obama et Xi Jinping, les deux pays se sont engagés à limiter la production et l'usage de ces gaz, considérés comme des "super" gaz à effet de serre.

"Pour la première fois, les Etats-Unis et la Chine travailleront ensemble et avec d'autres pays (...) pour faire baisser la consommation et la production d'hydrofluorocarbures", poursuit la présidence américaine. Les HFC sont utilisés dans la réfrigération, la climatisation et pour des applications industrielles.

Les présidents américain Barack Obama et chinois Xi Jinping ont discuté plus de cinq heures vendredi soir, et se sont retrouvés peu après 09h00 (20h00 en Suisse) dans la propriété "Sunnylands" de Rancho Mirage, à 160 km de Los Angeles.

MM. Obama et Xi ont effectué quelques pas dans les jardins du complexe. Interrogé au vol par un journaliste sur le déroulement des discussions, M. Obama a répondu "formidable", sans plus de commentaires.

"Nouveau modèle"

Vendredi, Barack Obama et son homologue Xi Jinping ont promis de jeter les bases d'un "nouveau modèle" de relations. Affirmant que de bonnes relations étaient importantes "pour le monde" entier, le président américain a souhaité un "nouveau modèle de coopération" avec Pékin.

Une formulation que M. Xi a reprise en substance en évoquant, selon la traduction en anglais de ses propos, "un nouveau modèle de relations entre de grands pays".

Cybersécurité

Le président américain a évoqué de potentiels sujets de discorde, dont la cybersécurité, domaine où il a diplomatiquement souhaité que Pékin et Washington "travaillent ensemble". Son pays vient de pointer du doigt des opérations massives de vol de données numériques, privées ou gouvernementales, en provenance de Chine.

Pékin nie être à l'origine de tels agissements et a assuré souffrir lui aussi du piratage.

/SERVICE


Actualisé le