Afghanistan: accord bilatéral de sécurité approuvé par le parlement

Le parlement afghan a approuvé l'accord autorisant le maintien de 12'500 soldats étrangers dans le pays après le retrait, fin décembre, de la majorité des troupes de l'OTAN. Le même jour, au moins cinq civils afghans et un Britannique ont perdu la vie à Kaboul dans un attentat-suicide des talibans contre un véhicule diplomatique.

L'accord bilatéral de sécurité (BSA) avec les Etats-Unis et un accord similaire avec l'OTAN ont été adoptés par le Sénat, après le vote de l'Assemblée nationale. Il entrera en vigueur une fois signé par le président Ashraf Ghani, qui l'a déjà approuvé. Selon un porte-parole de l'organe législatif, seuls 7 sénateurs ont voté contre ces accords.

La force de l'OTAN en Afghanistan (ISAF), dirigée par les Etats-Unis, doit retirer la majorité de ses troupes à la fin de cette année. Cette échéance marque la fin de la mission de combat: les 12'500 soldats qui resteront devront se concentrer sur la formation et le soutien aux forces afghanes.

Toutefois, l'armée américaine va vraisemblablement maintenir un contingent plus important que prévu en 2015, et les troupes américaines pourront venir en aide à leurs collègues afghans s'ils se retrouvent en difficulté, ont laissé entendre des responsables du Pentagone.

Attentats en série

A Kaboul, une violente explosion a été entendue dans la soirée, suivie de tirs, dans un quartier du centre-ville qui abrite de nombreuses ambassades et des résidences pour étrangers, selon des journalistes de l'AFP.

L'attentat a été commis au moyen d'une voiture piégée qui a explosé à proximité d'un véhicule diplomatique britannique, selon les autorités. Cinq civils afghans et un Britannique ont été tués et une trentaine de personnes blessées, d'après le ministère afghan de la Santé et la police.

Les talibans afghans, en lutte contre le pouvoir afghan et les forces de l'OTAN, ont rapidement revendiqué ce nouvel attentat. Ils s'opposent catégoriquement au maintien de soldats étrangers sur sol afghan après 2014 et refusent d'entamer des pourparlers de paix directs avec le gouvernement de Kaboul, ce qui fait craindre une nouvelle escalade de la violence dans le pays.

/ATS


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