Un tir à la frontière renforce la tension entre Moscou et Kiev

Un tir attribué aux forces ukrainiennes ayant fait un tué en Russie a fait monter la tension dimanche entre Moscou et Kiev. Les affrontements continus tout au long du week-end entre loyalistes et séparatistes prorusses ont conduit le président ukrainien Petro Porochenko à annuler son voyage au Brésil.

La diplomatie russe a menacé l'Ukraine de possibles "conséquences", qualifiant d'agression la chute d'un obus dans une ville russe frontalière, près d'une zone que se disputent à coups de canon et de mortier les troupes de Kiev et les insurgés prorusses.

L'Ukraine a démenti tout rôle dans l'incident qui a eu lieu dimanche. "Il n'y a aucun doute. Les forces ukrainiennes n'effectuent pas de tirs sur le territoire de la Russie. Nous n'avons pas tiré", a indiqué le porte-parole du Conseil national de sécurité ukrainien, Andriï Lyssenko.

Environ 25 morts

Mais son démenti est arrivé après un communiqué aux déclarations dures du ministère russe des Affaires étrangères pour qui "cet événement témoigne d'une escalade extrêmement dangereuse".

L'incident est intervenu au lendemain d'une mise en garde de la Russie qui a déclaré "se réserver le droit de prendre les mesures nécessaires pour défendre son territoire et assurer la sécurité des citoyens russes".

En Ukraine même, les affrontements entre forces gouvernementales et rebelles, qui se poursuivent sans faiblir, ont fait au moins 26 morts en 24 heures.

Rencontre Merkel-Poutine

Dimanche, M. Porochenko n'a pas rencontré le président russe Vladimir Poutine, présent pour la finale du Mondial à Rio, alors que le président ukrainien était aussi pressenti au Brésil. La question ukrainienne a toutefois été évoquée dimanche soir à Rio. M. Poutine a en effet rencontré la chancelière allemande Angela Merkel.

Au cours de leur discussion, qui a duré une heure et quart, le président et la chancelière ont convenu que la situation "tend à se dégrader" en Ukraine, a annoncé le Kremlin. Les deux dirigeants souhaitent des "discussions directes dès que possible" entre Kiev et les séparatistes ukrainiens, a annoncé le gouvernement allemand.

/ATS


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