Ebola: le développement des thérapies et vaccins va être accéléré

Au terme de deux jours de consultation à Genève, quelque 200 experts ont décidé d'accélérer les efforts de mise au point de thérapies et de deux vaccins pour lutter contre l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest. Les premiers résultats pour les vaccins seront connus en novembre.

"Nous sommes parvenus à un consensus pour accélérer les recherches sur des traitements expérimentaux", a affirmé à Genève le Dr Marie Paule Kieny, directrice générale adjointe de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Elle a précisé que deux thérapies sont les plus prometteuses et pourront être utilisées, à titre expérimental, dès que ces produits seront disponibles, dans les centres de traitement, dont les thérapies à base de sang et le sérum ZMapp, une combinaison de trois anticorps. L'utilisation de cinq à dix molécules a été discutée par les experts.

D'ici quelques mois

"Il n'y a pas encore de quantités suffisantes disponibles. Dès que ce sera le cas, ces produits seront testés avec l'accord des patients dans les pays concernés", a déclaré le Dr Kieny. Une évaluation de leur efficacité ne sera toutefois disponible que "d'ici quelques mois", a-t-elle précisé.

Pour un des deux vaccins candidats, les essais cliniques ont démarré aux Etats-Unis et vont suivre au Royaume-Uni. Des essais vont ensuite être organisés en Afrique.

Les résultats initiaux sont attendus en novembre 2014. S'ils sont positifs, les vaccins seront testés en premier sur le personnel de santé dans les pays touchés par l'Ebola, a indiqué le Dr Kieny.

Appel de Ban Ki-moon

Pour sa part, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a affirmé à New York que l'ONU se donne "six à neuf mois" pour stopper la transmission du virus Ebola", qui a déjà fait 2097 morts en Afrique de l'Ouest, selon le dernier bilan de l'OMS publié vendredi. "Les prochaines semaines seront cruciales", a déclaré M. Ban en appelant à la mobilisation internationale contre l'épidémie.

S'exprimant à l'issue d'une rencontre avec la directrice générale de l'OMS Margaret Chan et le coordinateur de l'ONU pour l'Ebola David Nabarro, M. Ban a reconnu que l'épidémie était "beaucoup plus rapide que la réponse".

Il a appelé les pays membres à "fournir les 600 millions de dollars nécessaires" pour soutenir les pays d'Afrique de l'Ouest les plus touchés (Guinée, Liberia, Sierra Leone).

/ATS


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