La traque des boîtes noires de l'avion a débuté près de l'Australie

Les recherches au large de l'Australie pour retrouver le Boeing de la Malaysia Airlines disparu depuis le 8 mars ont pris vendredi une nouvelle tournure. Un navire américain équipé d'un détecteur de boîtes noires est arrivé dans la zone de recherche. Le temps pour les retrouver est compté.

Ce détecteur, appelé Towed Pinger Locator, va être tracté par un navire qui sillonnera la zone à l'ouest de l'Australie où, selon les autorités, l'appareil s'est abîmé en mer.

Le patron de l'agence australienne coordonnant ces opérations a souligné l'urgence de procéder à ces recherches des boîtes noires, dont les batteries risquent de prochainement être épuisées.

"La balise a une durée de vie d'environ un mois avant de cesser d'émettre et donc nous nous approchons du moment où elle va s'éteindre", a dit cet ancien officier de l'armée de l'air australienne.

Lundi, toute communication aura été perdue depuis 30 jours avec le vol MH370, qui a disparu des écrans radars de l'aviation civile une heure après son décollage de Kuala Lumpur à destination de Pékin avec 239 personnes à bord.

Eléments essentiels à l'enquête

Le Boeing a ensuite été brièvement repéré par un radar militaire de l'autre côté de la Malaisie, loin de son plan de vol, et l'analyse de données électroniques automatiquement échangées avec un satellite a conduit les enquêteurs à conclure que l'avion s'était écrasé en mer au large de l'Australie plusieurs heures plus tard.

Comme dans toute catastrophe aérienne, les boîtes noires sont des éléments essentiels à l'enquête puisqu'elles enregistrent les paramètres de vol et les conversations dans le cockpit.

Certains experts doutent toutefois de l'utilité de déployer ce détecteur de boîte noire tant que les enquêteurs n'auront pas une idée plus précise de l'endroit où l'avion a percuté la surface de l'océan. Cet appareil dispose d'un rayon de réception limité et il évolue avec lenteur.

Le patron de l'agence australienne coordonnant les opérations a également souligné que le début de ces opérations sous-marines ne signifiait pas un abandon de la recherche des débris de l'appareil à la surface de l'eau.

/ATS


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