Les médias d'Etat fustigent les "mensonges" de Bo Xilai

Les médias officiels chinois ont tiré à boulets rouges vendredi sur l'"arrogance" et les "mensonges" de Bo Xilai au deuxième jour du procès pour corruption et abus de pouvoir de l'ancien dirigeant communiste. Cette affaire constitue le plus grand scandale politique en Chine depuis des décennies.

L'attitude de Bo Xilai vis-à-vis des témoins est "gonflée d'arrogance", écrit le "Quotidien de Guangming", un journal contrôlé par le Parti communiste qui juge Bo Xilai "sournois, autoritaire et fourbe". "Par le passé, Bo Xilai utilisait le mensonge pour bâtir ses rêves cupides, aujourd'hui au tribunal, il continue de nier sa culpabilité", ajoute le journal.

Pour le "Quotidien du Peuple", la défense de Bo Xilai n'est rien de plus que des "tergiversations futiles". "Les preuves sont irréfutables", ajoute l'organe du PCC. "Bien sûr, Bo Xilai a le droit de se défendre lui-même (...) mais il manque de sincérité, et ses excuses seront tournées en ridicule."

De son côté, le journal officiel "China Daily" a salué en une "un procès marquant une avancée pour la transparence" du système judiciaire en Chine.

A l'ouverture de son procès devant un tribunal de Jinan, jeudi, Bo Xilai a contesté une des accusations de corruption retenues contre lui. L'accusé a aussi dénoncé les pressions psychologiques qu'il dit avoir subies pendant son interrogatoire.

"Chien enragé"

Il a encore raillé certains des témoignages déposés contre lui, douchant les espoirs de procès sans vague des autorités de Pékin. Bo Xilai a ainsi qualifié de "chien enragé" un des témoins à charge et de "risible" un témoignage écrit de son épouse, Gu Kailai, condamnée l'an dernier pour le meurtre de l'homme d'affaires britannique Neil Heywood, un ami du couple, en novembre 2011.

Les journalistes étrangers n'ont pas accès à la salle d'audience, mais le tribunal intermédiaire de Jinan a diffusé des informations sur le déroulement du procès via un microblog très consulté.

Les audiences se poursuivront samedi, a indiqué le tribunal de Jinan (est). Les analystes pensaient les voir se conclure en un ou deux jours.

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