Une attaque de drones fait au moins 17 morts au Waziristan du Nord

Des drones américains ont tué au moins 17 personnes mercredi dans la région pakistanaise du Nord-Waziristan, frontalière de l'Afghanistan, a indiqué un responsable local de sécurité. Cette attaque a visé le réseau Haqqani, lié aux talibans et à al-Qaïda.

Plusieurs avions sans pilote ont tiré quatre missiles sur un bâtiment voisin d'un grand marché de Miranshah, la capitale provinciale. "Quatre drones survolaient la zone au moment de l'attaque, et deux d'entre eux ont tiré quatre missiles sur un bâtiment", a indiqué à l'AFP un responsable de sécurité local.

Un autre responsable, cité par Reuters, a fait état d'au moins 17 victimes. La plupart des victimes étaient des combattants du réseau Haqqani, selon des commandants talibans et des sources sécuritaires.

Crainte de nouvelles frappes

Les missiles ont également fait de nombreux blessés, mais les secours ont tardé à intervenir par crainte d'une seconde frappe, a précisé un responsable tribal, Kaleemullah Dawar. "Il n'a pas été possible pour les gens d'entamer les travaux de déblaiement parce que les drones survolaient encore le secteur", a-t-il dit.

Ce bilan est le plus lourd depuis le début de l'année. Il s'agit de la seconde frappe menée par un drone depuis l'investiture de Nawaz Sharif au poste de Premier ministre après sa victoire aux élections législatives du mois de mai. Le nouveau chef du gouvernement a réclamé un arrêt immédiat des frappes menées au moyen de drones.

La précédente frappe, le 7 juin, avait visé des installations à Shokhel, toujours dans le Waziristan du Nord, faisant sept morts.

"Transparence" exigée par Obama

Le président américain Barack Obama avait annoncé en mai de nouvelles directives pour encadrer l'usage des drones bombardant principalement les refuges des djihadistes au Yémen et dans les zones tribales du nord-ouest pakistanais.

Il avait notamment évoqué la nécessité de davantage de "transparence" dans les opérations de son pays contre les extrémistes islamistes.

Le Pakistan les considère comme une atteinte à sa souveraineté nationale malgré le feu vert, formel ou implicite, donné par le passé par Islamabad à certains de ces bombardements dans les zones tribales.

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