« Une histoire des sports olympiques d’hiver », c’est le titre d’un ouvrage paru fin janvier. Un Jurassien a contribué à sa rédaction en écrivant le chapitre consacré à l’histoire du ski de fond. Laurent Donzé y développe l’évolution de ce sport, les formats de course ou encore la cohabitation avec le ski alpin. Ce passionné – conservateur et cofondateur du musée du ski au Boéchet – a toujours été un observateur attentif. « Depuis les années 70, j’ai suivi de très près ce qui se passait dans le monde du ski de fond », confesse Laurent Donzé. « Et avec les documents que nous avons au musée, j’avais les outils qu’il fallait. »
Le ski de fond trouve ses origines dans le nord de l’Europe. « Au début, il était utilitaire essentiellement. Gentiment, les militaires l’ont aussi adopté. » Le tournant de ce sport se situe dans les années 1920 avec l’arrivée en Europe centrale et l’entrée aux Jeux olympiques dès la première édition en 1924 à Chamonix avec un 18 km et un 50 km. « Avec l’arrivée des téléskis à partir de 1930, le ski de fond a été rejeté dans l’ombre du ski alpin. » Il en ressortira à partir des années 1970 pour qu’il se faire une place de choix parmi les sports d’endurance.
Laurent Donzé : « Aujourd’hui, l’impact télévisuel prédomine au point que les skieurs se promènent sur des places de jeux. »
Un fondeur jurassien aux JO de 1964 et 1968
Le ski de fond est depuis toujours une discipline qui sourit aux Nordiques, comme en témoignent les résultats des Jeux olympiques de Milan-Cortina. Les représentants d’Europe centrale, à l’exception notoire du Grison Dario Cologna quadruple médaillé d’or entre 2010 et 2018, ont rarement brillé. Dans la région, un Franc-Montagnard a pris part à des JO. « Alphonse Baume a disputé les Jeux olympiques d’Innsbruck en 1964 et Squaw Valley en 1964, mais a terminé loin des vainqueurs. »
« Dario Cologna reste une exception. »
« Une histoire des sports olympiques d’hiver » peut être acheté au musée du ski au Boéchet notamment. /rce















