Fontenais a couronné ce samedi les deux nouveaux champions de Suisse de trail, Jerome Furer et Nadja Fässler. Le Bernois a remporté le 50km des Courses du Mont-Terrible (2’490m de dénivelé positif) en 4h00’31’’, soit neuf minutes de mieux que le précédent record de Ramon Manetsch établi en 2022. Le licencié du LV Thoune a devancé le Schwyzois Tobias Baggenstos de 2’37’’ et le Biennois Christian Mathys de 9’52’’.
Jerome Furer : « Le meilleur résultat de ma carrière. »
« C’est vraiment une super sensation, c’est tout simplement le meilleur résultat de ma carrière. C’est parti vite, mais mon but était de ne pas aller trop vite sur les 35 premiers kilomètres, de ne pas être devant, mais après St-Ursanne, de pouvoir donner du gaz dans la montée », confiait Jerome Furer après avoir franchi la ligne sous le regard de l’entraîneur national alors que les championnats d’Europe arrivent en Slovénie début juin. « J’espère y être, en tout cas il m’a vu », rigole Jerome Furer. Le meilleur Jurassien Lilian Fleury a pris la 11e place de la course en 4h43’06’’.
Nadja Fässler explose le record féminin de près de 29 minutes !
Chez les dames, Nadja Fässler a fait une démonstration malgré une chaleur presque estivale. L’Appenzelloise qui avait annoncé qu’elle courrait au feeling a explosé le record de près de 29 minutes en terminant en 4h53’ ! « Je suis comblée, j’avais dit très honnêtement que je ne visais pas spécialement le titre ! », a confié sur la ligne d’arrivée celle qui a devancé la Chablaisienne Pauline Gex de 25 minutes et la Neuchâteloise Ariane Wilhem de près de 27 minutes. Côté jurassien, l'Ajoulote Rosalie Bailly a signé la meilleure performance régionale en terminant au 15e rang en 6h46'12''.
Nadja Fässler : « J'étais cuite mais j'ai pu me mouiller à une ferme, ça m'a sauvée. »
« Dès les premiers kilomètres, je me suis dit : ça va être une course difficile. J’ai regardé mes pulses, j’étais assez haut, mais je me sentais bien. Mon coach m’a dit que je pouvais alors tenter, risquer quelque chose. Mais j’ai eu une crise de chaud à un moment, et je me suis dit alors que ce serait serré, j’étais cuite. Mais à une ferme j’ai pu me mouiller, c’est ce qui m’a sauvée », raconte Nadja Fässler au terme d’une course mouvementée mais maîtrisée ! /jpi












