Toute cette semaine, nous partons en balade pas loin de chez nous et pourtant dans un autre pays. RFJ vous propose des idées de sortie en France voisine, avec cinq lieux touristiques méconnus à découvrir le long de la frontière jurassienne. Tout au sud du canton, dans les côtes du Doubs, à hauteur des Bois, les Echelles de la mort se dressent le long d’une paroi rocheuse sur la commune de Charquemont. Cet itinéraire, entretenu par l’association les Sentiers du Doubs, permet de franchir un dénivelé d’une centaine de mètres entre le plateau de Maîche et la rivière.
Il est le fruit du passage des contrebandiers dès le 17e siècle. Ceux-ci utilisaient alors un simple tronc d’arbre creusé pour descendre le long des parois. Ainsi ce sont des ballots de tabac, des pierres précieuses, ou encore de l’alcool qui étaient transportés par des hommes armés. François Boinay, vice-président de l’association les Sentiers du Doubs, distingue une autre catégorie de contrebandiers : la bricotte. Ces personnes franchissaient la frontière avec de petits objets qui étaient moins chers en Suisse, par exemple du sel. Ce sont surtout des enfants ou des femmes qui étaient chargés de cette tâche, puisque les douaniers n’avaient pas le droit de fouiller les dames. « Elles passaient avec un grand sourire », précise François Boinay.
Visite des Echelles de la mort avec le vice-président de l’association les Sentiers du Doubs François Boinay
Les Echelles de la mort sont depuis un itinéraire touristique apprécié. La première échelle en métal date du début du 20e siècle. Le maire de l’époque rappelait dans un texte la nécessité de sécuriser ce passage qui permettait de se rendre rapidement en Suisse. Une seconde a été dressée en 1939. En 2008, après un éboulement, elle a dû être changée.
Le nom des Echelles de la mort n’est pas lié à un quelconque destin tragique, selon François Boinay. C’est tout le secteur qui se nomme ainsi avec le moulin de la mort ou encore les orgues de la mort, une falaise côté suisse, qui répercute le bruit de l’eau dans les villages du plateau de Maîche. Cette mélodie naturelle a ainsi donné le nom au lieu-dit Le Refrain.
Une autre activité touristique est proposée dans ce secteur. Il s’agit d’une via ferrata, qui nécessite un équipement particulier et est interdite aux personnes de moins de 150 cm. Des ponts de singe et une tyrolienne attendent les courageux. /ncp
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