Depuis les années 1990, le défilé de 400 chevaux franches-montagnes anime le dimanche matin de la manifestation à Saignelégier. Il est conséquent mais ne peut pas être entrainé à l’avance. Son responsable Edgar Sauser explique l’organisation de cette imposante chorégraphie.
La grande parade du Marché-Concours est à voir comme un moteur. Les 400 chevaux qui défilent le dimanche matin sur l’esplanade de la Halle-Cantine à Saignelégier sont les rouages de cette mécanique bien huilée. La présentation en musique d’une durée de quinze minutes a toutefois évolué depuis son inscription au programme dans les années 1990 afin d’y dévoiler tous les équidés présents à la grand-messe du cheval franches-montagnes, dont la 121e édition se tient de vendredi à dimanche. Au début, il s’agissait d’une chorégraphie en escargot qui « partait d’un point pour arriver au centre, se retourner et arriver à un autre point, explique Edgar Sauser ajoutant qu’on avait tout à coup tous les chevaux qui étaient à l’arrêt. Ce n’était pas le but parce que le but était de présenter les chevaux en mouvement ».
Le passage à un défilé en cercle
Le responsable de la parade depuis une quinzaine d’années a donc eu l’idée, lorsqu’il est arrivé en poste, d’opter pour une chorégraphie plus dynamique. Désormais, les équidés sont répartis sur huit cercles espacés de cinq mètres et d’une longueur entre dix et quatre-vingt mètres pour un diamètre total, mis bout à bout, de 1,13 kilomètre. « Pour apporter un peu plus de mouvement, on les fait tourner une fois dans le sens des aiguilles d’une montre et une fois le contraire. (…) Ça montre aussi le bon caractère de nos chevaux qui sont 400 en mouvement sur une petite place », précise le Taignon.
Pas de répétition avant d’entrer en piste
Une parade d’une telle taille n’est pourtant pas répétée. Tout se réalise le moment venu. « L’entrainement est impossible. Les chevaux arrivent tous le samedi matin pour l’exposition. (…) On a une équipe qui sort les chevaux par catégorie. On met d’abord les trois ans et demi, après on met les deux ans et demi, les 18 mois puis les juments poulinières. Le but est d’avoir ces chevaux prêts sur la place de préparation du cortège, mais qui sont prêts dans l’ordre », détaille Edgar Sauser qui peut s’appuyer sur plus de vingt bénévoles pour orchestrer la parade. L’éleveur à la retraite précise « qu’une grande partie des gens qui participent sont des personnes qui la font chaque année » et cela facilite le bon déroulement de la chorégraphie.
Et lorsque la mission est accomplie, « c’est toujours un moment fantastique qui me fait dresser le poil. (…) Cette année quand on aura cette parade, quand tous les chevaux sont là et si ça fonctionne bien, c’est la cerise sur le gâteau ». /nmy









