Quelques jours après les révélations de dysfonctionnements au sein de la commune franc-montagnarde, Martial Farine a décidé de quitter l’exécutif avec effet immédiat. Il estime ne pas pouvoir travailler dans ces conditions.
La tension ne redescend pas au sein des instances politiques des Bois. Un audit externe sur la communication entre le Conseil communal et l’administration publié samedi a révélé de graves dysfonctionnements au sein de la commune franc-montagnarde. Lundi soir, soit deux jours plus tard, Martial Farine a démissionné de l’exécutif avec effet immédiat, selon Le Quotidien Jurassien. L’homme élu il y a neuf mois et en fonction depuis le début de l’année a claqué la porte, exténué par cette situation.
Un manque de remise en question
« Je ne peux pas travailler dans ces conditions », lance d’emblée Martial Farine que RFJ a pu joindre par téléphone ce mercredi. Ce qui l’a poussé à la démission est le fait que ses « collègues ne prennent pas bien la mesure des résultats de l’audit et n’arrivent pas à en tirer les conclusions qui s’imposent. On devrait tous démissionner. On est coupables de cette histoire », lance le désormais ex-conseiller communal qui évoque « une rupture de collégialité » au sein d’un exécutif scindé en deux. « Je veux éviter de me faire mal au ventre et de me triturer l’esprit », souffle Martial Farine, rappelant qu’il n’était en poste que depuis quatre mois lorsqu’il a été auditionné pour l’audit. Il souligne encore que « les tensions étaient là bien avant le début de la procédure ».
Et cette affaire entache l’atmosphère au village. « Tout le monde est dégouté », selon Martial Farine qui s’inquiète des répercussions sur l’engagement citoyen en vue des élections communales de l’année prochaine. Le Rudysilvain n’exclut toutefois pas de s’y présenter, lui qui avait « bien du plaisir à faire ce travail » de conseiller communal en charge de l’environnement, du service des eaux et de l’économie. Mais sa participation au scrutin de 2027 dépendra de la solidité des listes proposées par son parti PS/Les Verts et par les autres formations politiques.
De son côté, le président du Conseil général des Bois a indiqué à RFJ être « en contact avec le délégué aux Affaires communales pour réussir à dénouer cette situation ». Alexandre Bossart relève aussi « le paradoxe » de ce cas. « Une fois qu’on a les résultats de l’audit avec des conclusions relativement sévères et qui demandent des actions rapides, on a une boîte à outils légère. C’est comme si on nous demandait de réparer un Boeing 747 avec un marteau et un tournevis », déplore-t-il. Et puis le maire Gabriel Bilat n’a pas donné suite à nos sollicitations. /nmy









