La ligne CFF Delémont-Bienne risque un déclassement

Un projet de ligne ferroviaire à deux vitesses fâche au Parlement jurassien. Le PDC Raoul Jaeggi ...
La ligne CFF Delémont-Bienne risque un déclassement

L'avenir de la ligne CFF Delémont-Bienne s'est à nouveau invité à la tribune du Parlement jurassien mercredi matin lors des questions orales

Train,trafic ferroviaire,rail,rails,CFF photo: archives

Un projet de ligne ferroviaire à deux vitesses fâche au Parlement jurassien. Le PDC Raoul Jaeggi s’est inquiété mercredi matin, lors des questions orales, d’un dossier mis en consultation par l’Office fédéral des transports (OFT) qui pourrait avoir un impact important sur le tronçon Delémont-Bienne. Le projet prévoit deux types de grandes lignes ferroviaires : les premiums et les autres. La ligne entre Bâle et le Bassin lémanique se trouverait alors en « seconde classe » et risque d’avoir du vieux matériel roulant et d’autres inconvénients. Le ministre en charge des transports, David Eray, ne veut pas laisser faire. « Nous répondrons à cette consultation en rappelant à l’OFT qu’il s’est engagé il y a deux ans pour rétablir une liaison directe entre le nord et le sud de la Suisse romande », rappelle le ministre dans sa réponse. David Eray estime clairement que c’est une mauvaise idée : « Les grandes lignes n’ont pas à être discriminées entre elles, ce ne sont pas des ligues de football. Lutter contre ce projet n’est pas seulement dans l’intérêt du Jura mais des transports publics pour tout le pays ».

 

Une résolution interpartis acceptée

Les députés ont, par ailleurs, accepté par 45 voix contre 3 et 6 abstentions une résolution interpartis qui invite le Gouvernement à faire preuve de fermeté lors de la consultation du projet de l'OFT. Le texte proposé par la député PCSI Géraldine Beuchat demande aussi à l'exécutif d'entreprendre les démarches nécessaires pour garantir que les engagements pris par les CFF et la Confédération dans ce dossier soient tenus. Seul le groupe PLR n'a pas signé cette résolution estimant qu'il fallait faire confiance au Gouvernement et qu'il n'était pas nécessaire de lui demander d'agir. /lbr


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