Un Jurassien d'origine Prix Nobel de physique

Le prestigieux Prix a été décerné mardi aux astrophysiciens Didier Queloz et Michel Mayor
Un Jurassien d'origine Prix Nobel de physique

Le prestigieux Prix a été décerné mardi aux astrophysiciens Didier Queloz et Michel Mayor

De gauche à droite : Michel Mayor et Didier Queloz. (Photo : unige, 1995) De gauche à droite : Michel Mayor et Didier Queloz. (Photo : unige, 1995)

Le Prix Nobel de physique a été décerné mardi conjointement à l'astrophysicien originaire de St-Brais Didier Queloz et son collègue de l'Université de Genève Michel Mayor. Les deux hommes sont ainsi récompensés pour la découverte de la première exoplanète. Didier Queloz et Michel Mayor sont ainsi distingués pour leur contribution à la compréhension de l'évolution de l'univers. Le Canado-Américain James Peebles a également reçu le Prix pour ses recherches sur la cosmologie.

Le Vaudois Michel Mayor, 77 ans, de l'Observatoire de Genève, a découvert en 1995 la première exoplanète. Didier Queloz, 53 ans, était alors son doctorant. « Cette découverte est la plus excitante de toute notre carrière, et qu’elle soit récompensée par un Prix Nobel, c’est tout simplement extraordinaire », ont réagi Didier Queloz et Michel Mayor, cités dans un communiqué de l’Université de Genève.


L'effet d'une bombe

Le 6 octobre 1995, Michel Mayor, professeur à l'Observatoire de la Faculté des sciences de l'UNIGE, et son doctorant Didier Queloz révolutionnaient le monde de l'astrophysique en annonçant la découverte de la première planète située en dehors de notre système solaire. Nommée 51 Pegasi b, cette toute première exoplanète avait fait l'effet d'une bombe dans le milieu des astrophysiciens.

Les technologies pour permettre une telle découverte n'existaient pas encore et il a fallu attendre le spectrographe Elodie, mis en service en 1993 sur un télescope de 2m de diamètre en Haute-Provence (France). Grâce à la précision des mesures de l'appareil, les deux chercheurs repèrent en 1994 un objet stellaire faisant le tour de son étoile en 4,2 jours.

« Nous étions tellement excités à l'idée d'avoir trouvé une exoplanète », raconte Didier Queloz. « Mais il nous fallait d'abord confirmer nos observations avant de révéler quoi que ce soit ». Ce sera chose faite en juillet 1995. Depuis lors, les recherches n'ont cessé de se développer et l'on recense aujourd'hui environ 2000 exoplanètes. /ATS-gtr

Le conseiller fédéral Guy Parmelin, chef du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche, a félicité les deux astrophysiciens :


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