L’entreprise Busch au cœur du combat

L’entreprise basée à Chevenez fabrique notamment des pompes à vide pour les hôpitaux et lits ...
L’entreprise Busch au cœur du combat

L’entreprise basée à Chevenez fabrique notamment des pompes à vide pour les hôpitaux et lits de réanimation, du matériel qui se retrouve au cœur de la lutte contre le coronavirus

Le genre de pompe à vide qui peut équiper un hôpital. Le genre de pompe à vide qui peut équiper un hôpital.

Elle fait partie de ces usines qui doivent continuer à tourner, malgré la crise et les risques sanitaires liés au Coronavirus. L’entreprise Busch à Chevenez fabrique notamment des pompes à vide qui servent pour les hôpitaux et le secteur médical. Elles servent à aspirer les virus dans les salles d'hôpitaux, d'autres vont équiper les lits de réanimation. Un enjeu stratégique à l'heure où plusieurs établissements de santé demandent du matériel. Si le Gouvernement jurassien a rappelé jeudi soir qu’il n’entendait pas ordonner la fermeture des usines, c’est selon lui pour maintenir cet effort.

Reportage à l'usine de Chevenez

Busch a d’ailleurs équipé les deux hôpitaux provisoires de Wuhan en Chine, premier épicentre de l’épidémie, au début de la contagion. Les commandes viennent maintenant de Bâle, du reste de la Suisse ou encore de Paris. « Les ateliers Busch sont sur la chaîne critique d’approvisionnement. La société Composites Busch à Porrentruy a même dû recentrer ses activités. Elle fabrique des lamelles qui s’intègrent dans nos pompes. Ils ont vu leur carnet de commandes croître fortement dans le médical, du coup ils ont cessé temporairement leurs activités pour l’horlogerie ou l’aéronautique », explique le directeur général des ateliers Busch, Christian Hoffmann.


« On vient car on se dit que c’est pour le bien de tout le monde »

Si la mission des 450 collaborateurs de l’usine de Chevenez est essentielle, leurs conditions de travail ont été adaptées aux exigences sanitaires en vigueur avec un protocole fraîchement mis en place. Une centaine de salariés sont d’ailleurs restés à la maison, dont plus d’une trentaine de personnes considérées « à risques ». Thibaud est ingénieur, mais dans ces circonstances exceptionnelles, il donne en ce moment un coup de main à la production. Venir au boulot ou pas, il ne se pose même pas la question. « C’est important qu’on soit là, on sait que nos pompes sont utiles pour lutter contre ce virus. Le risque évidemment il existe, on le sait. Mais on a besoin de nous ici. On se dit que c’est pour le bien de tout le monde », confie cet employé qui traverse chaque matin la frontière avant 5h pour éviter les bouchons provoqués par le rétablissement des contrôles. Sa direction n’imagine pas aujourd’hui une seule seconde devoir fermer l’usine au plus fort du combat. /jpi

Christian Hoffmann : « Tous les hôpitaux s'équipent de plus en plus »

Cette pompe est aussi destinée au secteur médical. Cette pompe est aussi destinée au secteur médical.


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