Digger agrandit sa production et ses locaux

Pour répondre à la demande de matériel de déminage venant principalement de l’Ukraine, la fondation ...
Digger agrandit sa production et ses locaux

Pour répondre à la demande de matériel de déminage venant principalement de l’Ukraine, la fondation installée à Tavannes doit s’agrandir. Les travaux devraient s’achever d’ici un ou deux mois

La nouvelle surface d’atelier est attachée à l’ancien bâtiment. La nouvelle surface d’atelier est attachée à l’ancien bâtiment.

Digger arrive au terme des travaux de ses nouveaux locaux. Face à la demande ukrainienne, la fondation experte en matière de déminage humanitaire mécanisé doit produire plus de machines. Actuellement, sa capacité de production est d’une à deux machines par année, mais ceci n’est plus suffisant. « L’Ukraine a un tel besoin de machines de déminage, en 25 ans, on n’a jamais vu cette urgence. On n’arrive plus à suivre la demande à la taille de ce que l’Ukraine demande », explique Frédéric Guerne, directeur de la fondation.


Une installation en Ukraine qui n’a pas fonctionné

La fondation installée à Tavannes voulait mettre en place une production locale avec un partenaire ukrainien dans le pays en conflit. La Confédération a finalement refusé le projet. « Comme Digger est une fondation d’utilité publique, nous ne pouvons pas faire appel à des fournisseurs qui ont un retour sur investissement. On s’est donc adressé à la Confédération, mais au bout d’une année, le projet a été refusé. On est tombé de haut, il fallait trouver une alternative face aux besoins de l’Ukraine qui sont restés », pointe le directeur. Digger a donc pris la décision d’agrandir ses locaux tavannois.

Frédéric Guerne, directeur de Digger

200'000 francs de travaux

La commune de Tavannes, qui est propriétaire du local, a effectué 200’000 francs de travaux. La nouvelle surface d’atelier est attachée à l’ancien bâtiment et pourra accueillir en tout cas trois postes de travail. À l’avenir, Digger espère construire entre cinq et sept machines par an contre deux actuellement. Ceci principalement pour l’Ukraine. « On est à bout touchant. On a fini les gros œuvres, mais maintenant, on attend les dernières parties d’équipement. Il nous manque encore des financements. Si des gens veulent nous offrir un poste à souder, je suis tout à fait preneur », ajoute Frédéric Guerne.

Frédéric Guerne, directeur de Digger

En 25 ans d’existence, Digger a travaillé dans 17 pays. En 25 ans d’existence, Digger a travaillé dans 17 pays.

Une somme coûteuse

Le montant d’une machine de déminage de la fondation Digger s’élève à 630'000 francs. Le prix à payer pour un engin qui réduit à zéro les risques pour les démineurs, selon le directeur. « Si les démineurs faisaient leur travail à la main, cela couterait dix fois plus cher », ajoute le directeur de la fondation.

Frédéric Guerne, directeur de Digger

À l’avenir, Digger espère construire entre cinq et sept machines par an contre deux actuellement. À l’avenir, Digger espère construire entre cinq et sept machines par an contre deux actuellement.

17 pays à leur actif

En 25 ans d’existence, Digger a travaillé dans 17 pays. En ce moment-même, les machines de la fondation sont employées au Cambodge, au Sénégal, en Bosnie-Herzégovine, en Angola et en Ukraine. « Les mines n’ont pas de fin, elles n’écoutent pas le journal pour savoir que la guerre est terminée. La différence, c’est que nous avons toujours travaillé dans des conflits qui étaient terminés. Le conflit en Ukraine a lieu maintenant », conclut Frédéric Guerne. /mbe


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