Écolo et élégant, emballer sans papier !

Le « Furoshiki », art ancestral japonais qui consiste à emballer des cadeaux avec du tissu ...
Écolo et élégant, emballer sans papier !

Le « Furoshiki », art ancestral japonais qui consiste à emballer des cadeaux avec du tissu, fait de plus en plus d’adeptes pour son côté durable. Plus besoin de jeter des tonnes de papier cadeau après Noël !

Madeleine Méroz saura vous apprendre à emballer vos cadeaux de manière durable et élégante. Madeleine Méroz saura vous apprendre à emballer vos cadeaux de manière durable et élégante.

Avec Noël qui approche, vous avez probablement quelques cadeaux à emballer. Mais vous n’avez peut-être pas envie d’utiliser des tonnes de papier cadeau qui finiront à la poubelle le lendemain de Noël. Une alternative fait de plus en plus d’adeptes : le « Furoshiki », un art ancestral pour emballer des cadeaux avec du tissu qui vient du Japon. « C’est ma fibre écologique qui m’y a poussé, beaucoup d’habits finissent au mauvais endroit. En cherchant un peu, j’ai découvert le Furoshiki et j’ai trouvé ça génial », confie Madeleine Méroz, fervente adepte qui a récemment animé dans le Jura différents ateliers pour enseigner cette technique aux intéressés.

Chez elle, on ne plie plus du papier pour emballer, mais on drape et on noue pour un rendu des plus élégants. « On peut emballer une bouteille sous forme de kimono, ou des objets plus allongés avec un joli nœud dessus, ça fait tout de suite de l’effet avec un nœud ou un drapé, il y a quelque chose d’un peu plus noble qu’avec le papier », défend Madeleine qui se plaît à recycler tout ce qui lui passe sous la main. « Je prends des habits qui sont défraîchis, que personne ne veut. Un tissu de coton, mais quand le cadeau est plus précieux, je conseille la soie ou le satin. J’ai recyclé des draps, des blouses en soie venues d’autres pays, des chemises déchirées... »

Madeleine Méroz : « L'idée de réutiliser, d'éviter de remplir les poubelles »

Le reste est une histoire de nœuds, accessibles à tous selon Madeleine Méroz. « Il y a quelque chose de simple, on fait un nœud puis un deuxième. C’est de la pratique, mais en général les nœuds sont assez simples. Après il faut bien choisir son tissu, mais c’est magnifique ». Certains enfants regretteront peut-être cette frénésie de déchirer le papier pour découvrir son cadeau, mais le « Furoshiki » peut aussi faire mouche. « J’en ai offert à des enfants, et les petites filles surtout ont adoré le tissu pour jouer ensuite avec leurs poupées », sourit cette couturière avertie. Madeleine Méroz animera encore un atelier ce samedi 14 décembre dans sa boutique « Arts Tisanas » à Bassecourt dans le cadre de la route des crèches. /jpi

« Un noeud, un drapé, ça fait quelque chose d'un petit peu plus noble que le papier »


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