C’est une aventure sportive et humaine qu’elle n’est pas près d’oublier… Véronique Berberat-Müller a dernièrement pris la 2e place au scratch féminin du célèbre Marathon des Sables, cette course à pied par étapes qui s’est tenue dans le désert, au Maroc. La sportive de 47 ans avait pour seule ambition de prendre du plaisir et de finir ce défi aux côtés de son compagnon Julien Daucourt : « Je n’avais jamais envisagé d’objectif sportif », relève-t-elle, avec un large sourire. Et pourtant… Dès la première étape, Véronique Berberat-Müller se sent bien, elle a les jambes, comme on dit dans le jargon. Et, surtout, à sa grande surprise, elle est la première femme à arriver… Au réveil qui précède la deuxième et plus grosse étape, pas de courbature, tout va bien, la forme est bonne. Elle remet la compresse et conclut en beauté, sur le podium, après la troisième et dernière étape qui a suivi une journée de repos au milieu du désert. Au final, la Jurassienne aura avalé les 120 kilomètres d’effort en 16h04’’. La performance sportive est donc venue agrémenter une aventure humaine « inoubliable », malgré des conditions exigeantes : « Les nuits sont organisées dans des campements. Mais on dort peu. Il n’y a pas de douche, pas de soins », indique encore Véronique Berberat-Müller, toujours avec ce large sourire qui traduit une expérience inédite et indélébile.
Une préparation très importante
L’Ajoulote a préparé son rendez-vous avec les dunes africaines pendant trois mois. Trois mois d’efforts, de concessions et de doutes parfois. « Ma préparatrice a envisagé un programme bien chargé. J’ai dû m’entrainer avec un gilet lesté de cinq kilos », confie celle qui a multiplié les séances de course à pied et de renforcement pour appréhender la course dans le sable du Sahara. Les charges ont aussi été adaptées pour répondre aux exigences de cette course en auto-suffisance. En effet, comme le Marathon des Sables est une course en auto-suffisance, Véronique Berberat-Müller a dû enfiler un sac à dos de plus de huit kilos pendant cette course à étapes. Dans ce dernier, on retrouvait de l’eau, bien sûr, mais aussi du matériel requis par les organisateurs, comme un couteau, par exemple et de la nourriture lyophilisée pour quatre jours. La Bruntrutaine a aussi tenté de s’habituer à la chaleur, parfois écrasante au Maroc : « On a couru parfois par plus de 45 degrés », relate celle qui courait « bien habillée » durant l’été jurassien pour simuler un effort sous une chaleur intense.
La préparation a aussi été logistique pour optimiser l’espace contenu dans le sac à dos et pour parvenir à le décharger et à le refaire rapidement et efficacement. L’aventure sportive s’est donc aussi apparentée à un grand périple humain qui a permis au couple ajoulot de faire des rencontres et notamment celle d’autres Jurassiens engagés à travers les dunes marocaines, Célien et Jérémie Crausaz. /mle











