Sa voix a résonné au Voyeboeuf et dans la Raiffeisen Arena et on peut même dire qu’elle en a fait chanter des milliers d’autres pour soutenir le HC Ajoie. Le capo du HC Ajoie Bastien Berret passe le témoin… ou plutôt le mégaphone à la relève. Après un peu moins de 15 ans dans ce rôle, il va donc céder sa place dès la saison prochaine. Le Vadais était l’invité de « La Matinale » ce lundi pour revenir sur cette décision et évoquer ses souvenirs dans ce rôle si particulier qu’il a occupé durant tant d’années.
« Ce qui m’a marqué, c’est d’être là, d’haranguer la foule, de faire chanter. Quand tout va bien, ça fait un bruit monstre dans cette patinoire. C’est incroyable de voir les gens tout fous », explique Bastien Berret. C’est donc avec un léger pincement au cœur qu’il laisse sa place, mais la décision a été mûrement réfléchie. « Avec deux enfants, je peux être là moins souvent. En plus, j’ai envie de vivre les matches différemment. Je ne vois jamais le match donc j’ai aussi envie de voir ce qui se passe sur la glace », sourit-il. Mais une chose est sûre, il gardera de nombreux souvenirs en mémoire et un en particulier : la finale de la Coupe de Suisse remportée par le HC Ajoie. « J’ai été hyper impressionné quand j’ai vu ce mur et tous ces Jurassiens qui étaient là. Quand je suis arrivé là devant, je tremblais dans tous les sens. C’était le souvenir le plus impressionnant. Il n’y a pas mieux pour un capo », relate-t-il. Si pour Bastien Berret, c’était presque trop facile de faire chanter le public dans un match comme celui-ci, ça n’a pas toujours été le cas, surtout dans les moments difficiles que vit le club actuellement. Dans ces cas-là, il faut essayer de rester positif. « C’est juste de la motivation. Il ne faut pas laisser de blanc et relancer tout le temps. Ces dernières saisons, ça a été plus compliqué, mais on a un groupe très soudé qui aide vraiment le capo à continuer de chanter et ensuite le reste du public suit. On a entendu pas mal de sifflets lors de ces derniers matches. Ça met un peu un coup sur le moral. Mais on essaie de faire arrêter les gens de siffler, de leur parler et de calmer les esprits », affirme-t-il. Des personnes motivées seront au rendez-vous pour reprendre le mégaphone, selon Bastien Berret. /lge








