Le Festival international d'échecs de Bienne ouvrira sa 59e édition du 11 au 24 juillet au Palais des Congrès. Comme chaque année, amateurs et grands maîtres s'y retrouveront autour de douze tournois ouverts et de plusieurs compétitions sur invitation.
Organisé sans interruption depuis 1968, la manifestation s'est imposée comme un rendez-vous incontournable. Pour son directeur, Paul Kohler, la longévité du Festival repose avant tout sur la capacité de ses responsables successifs à surmonter les difficultés. « Ça s'explique surtout par l'intense volonté et le travail des dirigeants », résume-t-il.
Paul Kohler : « Nos présidents ont toujours trouvé des solutions. »
Un triathlon des échecs
La principale nouveauté de cette édition est l'arrivée du Total Chess dans les tournois destinés aux amateurs. Ce format, imaginé à Bienne en 2019 et jusqu'ici réservé à l'élite, combine trois cadences face au même adversaire : une partie rapide, une partie de « blitz » et une partie dite « fast standard ». Le classement est établi sur l'ensemble de ces trois confrontations.
« Cela exige de maîtriser les différentes cadences. »
« C'est assez intéressant de mélanger tout ça plutôt que de toujours les séparer », explique Paul Kohler. Selon lui, ce système répond aussi à une problématique des compétitions internationales. Lors des championnats du monde classiques, les égalités sont souvent départagées en parties rapides ou en blitz (partie « éclair » de moins de 10 minutes au total). « C’est un peu idiot », relève le directeur.
La Fédération internationale des échecs teste désormais un format similaire pour ses championnats du monde, une évolution que le directeur biennois voit comme une reconnaissance du concept développé à Bienne.
Le Festival accueillera cette année des joueurs issus d'une quarantaine de pays. Plus de 800 participants sont déjà inscrits. /ddc








