Les agents de sécurité en première ligne pour intervenir lors des fêtes de village. Des débordements ont été signalés dans plusieurs manifestations cet été, mais la Police cantonale jurassienne a indiqué à RFJ ne pas avoir enregistré de recrudescence à ce niveau-là ni une augmentation de ses interventions. L’entreprise jurassienne ARC Investigations a été mandatée à plusieurs reprises par les comités d’organisation pour assurer le bon déroulement de la fête. Elle ne constate pas non plus une hausse des incidents, mais remarque parfois davantage d’agressivité pour des motifs de moindre importance. Et ses agents sont parfois pris à partie. « Pour par grand-chose, les personnes s’énervent un peu plus vite et des fois ça a tendance à se bousculer pour un verre renversé. À partir du moment où on voit que les gens se disputent, on essaie tout de suite d’aller calmer les choses. Ça arrive qu’on s’en prenne directement à nos agents lors d’une intervention pendant une bagarre. Dernièrement, certains ont reçu des coups, un a été empoigné et vu son t-shirt déchiré ou encore la ceinture de charge d’un autre a été arrachée », confie Jessica Stojanovic.
La responsable d’Arc Investigations évoque des profils de tous les âges parmi les fauteurs de troubles, mais a aussi eu écho que certaines bandes de jeunes rivales venaient parfois exprès dans les fêtes de village pour semer du grabuge, avec des comportements exacerbés par l’alcool.
Jessica Stojanovic : « Il y a un peu plus d’agressivité au niveau de la population ces dernières années. »
Jessica Stojanovic souligne la bonne collaboration avec la Police cantonale jurassienne qui intervient rapidement lorsque la situation devient trop compliquée à gérer pour ses agents. Elle souligne que ses employés sont là pour assurer la sécurité de tous et ne sont pas équipés pour faire face à des excès de violence. « L’équipement s’arrête à la ceinture de charge, avec des menottes, un spray au poivre, des gants en latex, une lampe de poche et maintenant on a investi dans des gants anti-lame. Pour l’instant, nous ne sommes pas dans l’optique de leur faire passer des permis pour avoir une matraque, car on est davantage dans la prévention et la discussion et je pense que parfois ça peut davantage énerver la population d’avoir une artillerie lourde autour de la ceinture », ajoute Jessica Stojanovic, qui craint qu’à l’avenir certains agents de sécurité ne veuillent plus travailler lors des fêtes de village, de peur de se mettre en danger. /emu








