Le président de la fédération suisse Boris Beuret tire la sonnette d’alarme. La sècheresse persistante met les agriculteurs dans une position particulièrement délicate. Le Jurassien met tout en œuvre pour voir des changements rapides.
La situation est de plus en plus tendue pour les producteurs de lait, que ce soit dans le Jura ou en Suisse. Déjà pénalisés par une baisse du prix du lait en début d’année, ils doivent aujourd’hui faire face à une chute de la production et donc des revenus en raison de la sècheresse persistante. « C’est incroyable comme on est passé d’une situation d’excédent à une forte réduction de la production », constate Boris Beuret, président de la fédération des Producteurs suisses de lait (PSL). L’ensemble des paramètres semble défavorable actuellement. « C’est la double peine pour les producteurs qui sont en manque de liquidités et doivent faire face à des coûts de production supplémentaires. » L’aridité des sols oblige en effet de nombreux agriculteurs à acheter du fourrage pour leurs bêtes.
Boris Beuret : « Tout le monde a conscience que la situation est grave et qu’il faut agir. »
Visiblement éprouvé par la gravité des difficultés rencontrées par le monde agricole, Boris Beuret, lui-même à la tête d’une exploitation laitière à Corban, a pris son bâton de pèlerin depuis quelques jours. Il est allé rencontrer les différents acteurs de la branche. « C’est une question existentielle pour beaucoup d’exploitations. » Avec la hausse des coûts, la PSL réclame une augmentation du prix payé aux agriculteurs. « Nous avons transmis nos demandes et les discussions sont en cours. » Plusieurs rencontres sont prévues d’ici la fin du mois d’août. L’objectif est aussi de réformer le système afin d’améliorer les conditions-cadres du marché. Le président des Producteurs suisses de lait constate que « cette crise va peut-être aider à ce que les gens campent un peu moins sur leurs positions et soient prêts à faire des compromis. » Il en va certainement de la survie des exploitations agricoles. /rce









