L’éco-anxiété, de quoi faire réagir

Le dérèglement climatique bouscule déjà le monde entier, et fait angoisser les jeunes. Deux ...
L’éco-anxiété, de quoi faire réagir

Le dérèglement climatique bouscule déjà le monde entier, et fait angoisser les jeunes. Deux Jurassiennes témoignent, à l’occasion d’une conférence-atelier qui a eu lieu cette semaine à Moutier.

Lilla Juillerat évoque l'éco-anxiété. Lilla Juillerat évoque l'éco-anxiété.

Impossible de passer à côté des images des gigantesques incendies qui ont touché l’Europe cet été, de celles d’animaux qui perdent leur habitat ou de celles de diverses catastrophes naturelles qui ravagent des régions entières. Ces différents phénomènes, liés au dérèglement climatique causé par les actions humaines, ont de quoi faire angoisser. Bon nombre de personnes peuvent alors souffrir d’éco-anxiété, qui peut être décrite, d’après l’UNICEF, comme « une détresse émotionnelle, mentale ou physique exacerbée face à des changements climatiques dangereux ».

C’est pour répondre à cela que le Service de l’action sociale du canton du Jura a organisé cette semaine un rendez-vous consacré à l’éco-anxiété à la Sociét’Halle à Moutier. Cette rencontre avait notamment pour objectifs d’offrir des pistes pour gérer l’anxiété, et proposer des outils pour la transformer en force d’action.

Une initiative pour le moins utile, mais encore bien insuffisante, puisqu’elle ne règle évidemment pas à elle seule le dérèglement climatique. « Il y a quelques années, je ne m’intéressais pas trop au sujet. Mais là, je me pose des questions. On n’est pas assez informé sur ce qu’on peut faire pour avoir un impact en tant que jeune personne. Et la situation me fait peur. Est-ce que dans dix ans, ce sera vivable ? J’aurais peur de faire un enfant dans ce monde-là », relate Nadia Ismaïli, 19 ans. Le témoignage d’une autre jeune Jurassienne, Lilla Juillerat, 20 ans, va dans le même sens, et reflète l’état d’esprit d’une frange impuissante de la population : « L’été qu’on a vécu, c’était horrible. J’ai l’impression que ça touche tout le monde, mais qu’il n’y a pas vraiment d’actions concrètes… C’est peut-être de la dissonance cognitive, ou peut-être un refus de changer ses habitudes. Mais maintenant, ça n’est plus possible. » /comm-tzu-tbe

Nadia Ismaïli : « Ça m’énerve, parce que la cause n’est pas du tout prise au sérieux. »

Lilla Juillerat : « Tout le monde en parle, mais il n’y a pas vraiment d’actions concrètes… »


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