L'Etat se défend par rapport au "chantier des Polonais"

L’Etat jurassien estime avoir fait son travail par rapport au chantier de la Maison Turberg ...
L'Etat se défend par rapport au "chantier des Polonais"

François Valley François Valley, le chef du SAMT

L’Etat jurassien estime avoir fait son travail par rapport au chantier de la Maison Turberg à Porrentruy. Au début du mois, le syndicat investissait ce chantier pour y dénoncer un dumping salarial. Des ouvriers polonais travaillaient pour 10 euros de l’heure. Quelques jours plus tard, l’entreprise polonaise pliait bagage. Unia déplorait alors que le chantier n’ait pas été arrêté tout de suite par l’Etat, au vu du dumping salarial. Le chef du Service des arts et métiers et du travail (SAMT) a souhaité éclaircir la situation via une tribune. François Valley juge tout d’abord que l’Etat a été le déclencheur de l’affaire. Le contrôleur des chantiers a été envoyé à la maison Turberg début novembre déjà. Mais la prise de mesures immédiates n’est pas toujours possible, ni souhaitable. « L’Etat doit suivre les règles en vigueur et la législation fédérale ne permet pas de boucler le chantier sur le champ », explique le chef du SAMT, François Valley. « En plus, là, comme l’entreprise est partie d’elle-même, il sera difficile de lui demander de payer la différence de salaires due à ses employés » , ajoute-t-il.

 

Pratique pas isolée

Des chantiers du type de celui découvert à Porrentruy ont déjà été détectés et contrôlés dans le Jura. « Le phénomène n’est pas isolé » , confirme François Valley, le chef du SAMT. Selon le Bruntrutain, il a pris de l’ampleur depuis mai, où huit pays de l’Est ont été rattachés à l’Europe pour la libre circulation des personnes. Mais François Valley est optimiste. Il pense que la cohésion sociale fonctionne assez bien dans le Jura et permet la dénonciation rapide de ces cas de dumping salarial. /lba


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