Le programme jurassien de prévention et de promotion de la santé fait peau neuve. Le PPP, qui existe depuis 2003, définit toute une série de mesures et propose des programmes pour aider les Jurassiens à être en bonne santé.
Le canton du Jura a revu le PPP pour dix ans. Dans cette nouvelle mouture qui guidera la politique de prévention jusqu’en 2024, le canton a voulu pérenniser ce qui marchait bien tout en tenant compte de l’évolution de la société. « La santé n’est pas qu’une affaire personnelle, l’état doit intervenir notamment sur l’environnement de l’individu », a expliqué le ministre jurassien de la santé Michel Thentz.
Sept axes de prévention
Le PPP, c’est une base théorique et méthodologique qui définit la politique de prévention et de promotion de la santé dans le canton. Plusieurs axes de travail ont été définis : alimentation et activité physique, santé psychique, santé sexuelle reproductive et affective, addictions, prévention des maladies transmissibles et des maladies non transmissibles et promotion de la coordination, de l’information et de la qualité.
Un budget en-dessous de la moyenne européenne
Les pays de l’OCDE, de l’Organisation de Coopération et de Développement Economique, allouent en moyenne 3.1% de leur budget santé à la prévention. La Suisse est en-dessous de cette moyenne, avec 2.3%. Dans le Jura, c’est 1.9%. « C’est une question de moyens », explique le ministre jurassien de la santé. Selon Michel Thentz, le canton dépense environ 2 millions par année pour la prévention et la promotion de la santé.
Une foule d’acteurs concernés
Le Service de la santé travaille en étroite collaboration avec les domaines du social, de l’économie, de l’environnement, du sport et de l’enseignement. C’est la Fondation O2 qui est mandatée pour réaliser de nombreux projets. Elle va prochainement présenter à la presse le programme de prévention du tabagisme lancé en début d’année. /pch







