Ça se complique pour le sport amateur

L’entrée en vigueur des nouvelles directives sanitaires, notamment l’obligation d’être testé ...
Ça se complique pour le sport amateur

L’entrée en vigueur des nouvelles directives sanitaires, notamment l’obligation d’être testé pour s’entraîner en intérieur, impose de grosses contraintes pour certains sportifs

Michaël Röthenmund a quatre joueurs de son effectif qui vont devoir faire plusieurs tests par semaine. (Photo : Georges Henz) Michaël Röthenmund a quatre joueurs de son effectif qui vont devoir faire plusieurs tests par semaine. (Photo : Georges Henz)

Ça se complique depuis ce lundi pour le sport amateur. L’entrée en vigueur des nouvelles directives sanitaires imposent des contraintes supplémentaires notamment aux sports d’intérieur. Il faut désormais être testé même pour s’entraîner, ce qui n’était pas le cas auparavant pour les groupes de moins de 30 personnes qui avaient l’habitude de se côtoyer. Cette « règle des 30 » est désormais caduque et un entraînement signifie… un test. Car avec une durée de validité des tests rapides ramenée à 24h, impossible de cumuler deux entraînements sur deux jours sur un même test, ou un entraînement et un match. Pour une équipe de hockey sur glace comme le HC Franches-Montagnes en 1re ligue, cette nouvelle donne n’est pas simple à gérer. Son entraîneur Michaël Röthenmund a quatre joueurs de son effectif qui ne sont ni vaccinés, ni guéris.


Jusqu'à 200 francs de tests par semaine pour un joueur

« Ça pose surtout des problèmes aux joueurs concernés, de gestion de temps d’abord pour s’organiser pour se faire tester dans un laps de temps de moins de 24h avant l’entraînement ou le match. Le coût financier peut aussi varier selon les pharmacies et les villes. Entre les entraînements et les matchs, nous avons quatre rendez-vous sur glace par semaine. Pour ces joueurs-là, c’est donc quatre tests, parfois jusqu’à une cinquantaine de francs le test », expose l’entraîneur franc-montagnard. Donc jusqu’à 200 francs par semaine pour un joueur, et se faire chatouiller les narines quatre fois en sept jours. Deux grosses contraintes avec au bout un choix délicat : accepter ou renoncer à son activité sportive favorite. Au HC St-Imier, ce sont surtout « des jeunes joueurs, de tout juste 16 ou plus » qui sont concernés par ce dilemme selon le président Ludovic Barras. Pas de problème en revanche pour l’équipe de 1re ligue du HC Delémont-Vallée, tous les joueurs disposent actuellement d’un pass sanitaire. Joueurs et entraîneurs espèrent globalement un retour de la gratuité des tests, actuellement en discussion, pour alléger le poids financier sur les joueurs qui payent les tests de leur poche.


Les clubs libres d'appliquer la « 2G »

Mais tout pourrait encore se compliquer. Dans un mail envoyé aux clubs ce lundi, la Regio League de hockey sur glace qui applique la consigne fédérale laisse aux clubs le choix d’appliquer la fameuse « 2G » qui ne tolère alors que les vaccinés ou guéris et exclut les testés. Problème, les équipes ne seraient alors pas à la même enseigne en fonction de l’adversaire chez qui elles se déplacent. Sans oublier que les cantons disposent, chacun, de la possibilité de durcir les règles. Bref, le sport amateur continue pour le moment, mais vient de rentrer dans une nouvelle zone de flou. /jpi


 

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