Chez son sponsor au Garage du Tabeillon, la tireuse franc-montagnarde a reçu lundi les honneurs de ses deux clubs pour sa saison 2023 exceptionnelle… avant de se lancer dans la quête des Jeux olympiques de Paris
Les honneurs, avant de se lancer dans une nouvelle course, effrénée, pour une qualification aux Jeux olympiques. La tireuse franc-montagnarde Audrey Gogniat a été honorée lundi soir à Glovelier chez un sponsor, le Garage du Tabeillon, pour sa saison 2023 exceptionnelle : médaille d’or par équipes aux Jeux européens, médaille d’or par équipes aux mondiaux juniors puis une 6e place en individuel aux mondiaux élites. Une moisson 2023 qui lui a valu les éloges de ses deux clubs, la Société de tir de Glovelier et la Société de tir petit calibre des Franches-Montagnes. « Je suis très touchée, ça fait chaud au cœur parce que ce n’est que du soutien. Je suis vraiment contente de ce que j’ai fait, et le but pour 2024 sera de faire encore plus », souffle Audrey Gogniat.
Audrey Gogniat : « J'ai vraiment beaucoup travaillé en 2023 »
Après trois rendez-vous internationaux majeurs, quelque 35'000 cartouches tirées à raison de 30h par semaine sur le pas de tir, 2024 promet d’être tout aussi intense. Avec un grand objectif en ligne de mire : les Jeux olympiques de Paris cet été. Deux athlètes par pays seulement y figureront et si Audrey Gogniat a déjà réussi la « place quota », il lui faudra encore rester parmi les deux meilleures Suissesses à la carabine pour empocher l’un des tickets parisiens. « Elle a de bonnes chances d'y être. Avec Nina Christen, elles sont les deux athlètes les mieux placées actuellement, mais la concurrence est rude et ça pousse derrière », prévient son entraîneur Olivier Schaffter.
Objectif Paris
D’autres échéances à ne pas rater pour assurer la qualification figurent auparavant au calendrier de la jeune Franc-Montagnarde. « On part déjà fin janvier en Coupe du monde au Caire. Je suis focalisée là-dessus et je n’ai vraiment pas le temps de penser aux Jeux », lâche sans détour Audrey Gogniat. Son entraîneur avoue, lui, avoir échafaudé « plusieurs plans » de préparation en lien avec la psychologue du cadre national. « Avec l’expérience des dernières années, on a de bonnes chances de faire en sorte qu’elle performe le jour J », avance Olivier Schaffter, prêt à « pousser un peu » son athlète qui pense parfois que « la vie est belle », rigole l’ancien champion du monde du tir à 300m. C’est tout ce que l’on souhaite à Audrey Gogniat pour 2024 : savoir se rendre la vie difficile pour qu’elle soit, à Paris, encore plus belle. /jpi











