Sur la voie de l’égalité sportive

L’ancienne joueuse de tennis vaudoise Timea Bacsinszky et la grimpeuse jurassienne Katherine ...
Sur la voie de l’égalité sportive

L’ancienne joueuse de tennis vaudoise Timea Bacsinszky et la grimpeuse jurassienne Katherine Choong ont partagé leurs expériences jeudi soir à Delémont et évoqué les défis auxquels les femmes sont confrontés dans le sport

Katherine Choong et Timea Bacsinszky ont reçu des applaudissements nourris au terme de la soirée. Katherine Choong et Timea Bacsinszky ont reçu des applaudissements nourris au terme de la soirée.

L’égalité n’est pas encore présente dans le milieu du sport. Une soirée organisée par le Bureau jurassien de l’égalité et l’Office cantonal des sports a permis de s’en rendre compte jeudi soir à Delémont. Sur le thème « Les femmes et le sport : l’égalité sur le terrain de jeu ? », l’évènement a donné la parole à deux sportives internationales : l’ancienne joueuse de tennis vaudoise Timea Bacsinszky et la grimpeuse jurassienne Katherine Choong. Elles ont fait part, en marge de la Journée internationale des droits des femmes ce vendredi, de leurs expériences dans des sports bien différents devant une centaine de personnes. Les deux constatent des améliorations tout en soulignant qu’il y a encore beaucoup à faire.


La même misère pour tous

« Les primes sont misérables en escalade, mais elles sont misérables autant pour les femmes que pour les hommes », dévoile Katherine Choong. Timea Bacsinszky partage le même constat pour les tournois de tennis du Grand Chelem. « Par contre, sur le reste de la saison, les tournois féminins sont 40% moins nombreux que les masculins. Ça veut dire que l’argent est réparti de façon complètement différente », poursuit la médaillée d’argent en double aux Jeux olympiques de Rio 2016.


La beauté plutôt que la performance

Les deux sportives se retrouvent sur le thème de la performance. « Ce n’est pas que ça qui est mis au centre dans le tennis féminin, lance Timea Bacsinszky. Être que jolie, des fois ça peut suffire. Avec un ou deux bons résultats, les sponsors viennent assez rapidement ». Le corps de la femme est aussi observé dans le monde de l’escalade. « Il est toujours commenté par rapport à son aspect plutôt qu’à la performance », admet Katherine Choong.

Regards croisés de Katherine Choong et Timea Bascinszky sur l’égalité dans le sport

Les deux sportives ont échangé avec le sourire. Les deux sportives ont échangé avec le sourire.

L’égalité n’est pas de mise non plus au niveau de la reconnaissance, selon les deux intervenantes de la soirée. « Il y a encore des voies qui sont décotées après le passage de plusieurs filles. La communauté de grimpeurs pense tout à coup que la difficulté est moindre », avoue la Jurassienne. Timea Bacsinszky est plus empruntée pour répondre. « Dans un si petit pays, Martina Hingis a gagné 5 Grands Chelems, ensuite un certain Roger Federer a décidé d’en gagner 22, et après Stan s’est dit pourquoi pas moi aussi j’en gagne trois. Ce n’est pas qu’il y a un manque de reconnaissance, mais c’est difficile d’arriver après ces trois monuments », dit-elle tout en reconnaissant que le tennis est devenu très populaire en Suisse grâce à ces trois champions. /msc


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