L'entraîneur jurassien a coaché son dernier match ce week-end. La fin d'une carrière de plus de 30 ans largement imprimée de la marque du BC Boncourt et des nombreux titres remportés avec le club de basketball ajoulot. Entretien.
Plus de 30 ans de carrière ont touché à leur fin samedi soir. L’entraîneur jurassien Randoald Dessarzin a coaché son dernier match dans l’élite. Son équipe de Pully-Lausanne a perdu contre Fribourg Olympic en demi-finale de Swiss Basketball League. Entraîneur historique du BC Boncourt, aussi passé par Dijon, Lugano, les équipes nationales de Suisse et de Côte d’Ivoire, « Rando » était l’invité de « La Matinale » ce lundi pour expliquer cette retraite des parquets et se remémorer quelques souvenirs. « Chaque livre a une fin, et là, c’est un immense chapitre de ma vie, pas le livre de ma vie. Il faut savoir tourner cette dernière page », explique Randoald Dessarzin qui exprime une certaine lassitude vis-à-vis du manque de soutien des autorités. « Il y a une usure par rapport à ça. L’idée de devoir refuser des jeunes joueurs, se battre pour avoir des créneaux de salle, et ne pas avoir un vrai outil de travail pour jouer à armes égales avec des grandes écuries » a pesé dans sa décision. Tout comme le fait que le discours du « druide Rando » ne passe plus aussi bien qu’avant : « Il y a un décalage plus marqué dernièrement. On peut beaucoup plus difficilement mettre les joueurs dans une forme d’inconfort », explique l’Ajoulot.
Entretien avec Randoald Dessarzin.
La patte du « druide Rando » à jamais imprimée à Boncourt
La carrière de Randoald Dessarzin s’est terminée sur le terrain de Pully-Lausanne, et, clin d’œil de l’histoire, c’est aussi contre Pully qu’il a obtenu la promotion en Ligue A avec le BC Boncourt le 31 mars 1998 devant 1'600 spectateurs dans le Chaudron. « L’ascension au Chaudron contre Pully est un moment très, très fort de cette carrière », assure-t-il. Avec Boncourt, le Jurassien a remporté deux titres de champion de Suisse en 2003 et 2004, deux Coupes de la Ligue en 2005 et 2006 et une Coupe de Suisse en 2005. Sous ses ordres, l’épopée du BCB est allée de la 2e ligue à l’élite nationale et la Coupe d’Europe. « Je reste un utopiste, un rêveur, un idéaliste. Et oui, je pense qu’une telle aventure est encore possible. Et je pense qu’il y a encore du très, très beau du côté de Boncourt ». A 61 ans, l’enseignant restera dans l’immédiat proche du club vaudois « et du mouvement jeunesse. J’ai déjà reçu une offre pour un mandat tout autre, je ne serai pas du jour au lendemain complètement écarté des parquets », nous voilà rassurés. /mmi













