Les « jaune et noir » ont encore dû jouer les prolongations pour renverser Viège 3-2 samedi soir à Porrentruy. Ce succès leur permet de mener 2-1 dans la série et de reprendre l’avantage de la glace.
Les prolongations s’imposent entre le HC Ajoie et Viège. Les Vouivres ont eu besoin de plus d’un tiers-temps supplémentaire samedi soir pour fêter un deuxième succès face au pensionnaire de Swiss League. Ils l’ont emporté 3-2 grâce à un but de Pierre-Edouard Bellemare à la 87e minute de jeu (86’10’’) dans l’acte III du barrage de promotion/relégation. Le HCA prend, pour la première fois, l’avantage dans cette série au meilleur des sept matches. S’il mène désormais 2-1, il a encore eu la confirmation que son opposant ne lâchera rien et est prêt à saisir la moindre opportunité.
Une absence de réalisme
La preuve est arrivée rapidement. Sur le premier tir cadré du match, à la 7e, Viège a fait mouche en supériorité numérique et alors qu'il ne se présentait qu'avec deux étrangers dans le Jura. Les Valaisans sont passés proches de doubler la mise avant que Philip-Michaël Devos ne serve un caviar à Anttoni Honka pour rétablir la parité avant le premier thé (17e). Ce but a redonné de la confiance à tout un groupe et Ajoie a alors haussé le rythme et dominé son adversaire… non sans de grosses frayeurs. Mais dominer est une chose, encore faut-il marquer. « Il faut qu’on règle ces petits détails, c’est-à-dire concrétiser nos occasions, être très solide défensivement, gérer la question du box-play et surtout du 5 contre 6 », abonde le défenseur Thomas Thiry. Car si le HCA a pris les devants grâce à Adam Rundqvist à la 48e, il s’est fait rejoindre à 47’’ de la sirène finale, alors que Viège avait sorti son gardien.
Thomas Thiry : « On ne saute pas de joie. »
Cette égalisation n’a pas atteint le moral ajoulot. Les Vouivres ont encore dominé la première prolongation, toujours sans réussite. Et c’est finalement lorsque les locaux ont connu un coup de moins bien qu’ils ont frappé, Bellemare délivrant les 4'983 spectateurs présents. De quoi faire naître un sentiment pour le moins particulier dans le vestiaire jurassien. « Soulagement ? Pas encore. Satisfait ? A moitié. Rassasié ? Absolument pas », s’interroge et répond Thomas Thiry. Le HCA prend donc les devants tout en gardant les pieds sur terre et de l’appétit. /msc












