La série du HC Ajoie a pris fin abruptement. Après quatre matches consécutifs avec des points, les hockeyeurs jurassiens ont été fessés 8-,0 mardi soir, sur la glace de Davos. Les Grisons ont étalé toute leur classe et démontré les raisons pour lesquelles ils caracolent en tête du championnat de National League. Rapides, précis et efficaces, les Alémaniques ont terrassé la défense ajoulote. Après sa défaite 6-0 dans les Grisons en début de saison, le HCA a donc une nouvelle fois vécu une soirée cauchemardesque sur les hauteurs et a subi sa plus large défaite de l’exercice.
L’offensive davosienne beaucoup trop forte
On a très vite pu constater que la soirée jurassienne allait être longue. Dès les premiers coups de patin, les Grisons ont fait du camp de défense ajoulot leur siège. Leur domination s’est rapidement concrétisée et les Alémaniques menaient déjà 2-0 après moins de huit minutes de jeu, puis 6-0 après deux tiers-temps, ce qui a mis fin à la soirée d'Antoine Keller, remplacé par Benjamin Conz dans les buts jurassiens. Le rythme effarant imprimé par l’armada de Josh Holden était tout simplement ingérable pour les hommes de Greg Ireland, complètement dépassés défensivement et qui ont paru en manque total de structure. « On n’est jamais arrivé ici en haut », a soupiré le capitaine du HCA Kevin Fey qui utilise le mot « inexcusable » pour qualifier la prestation de son équipe. Il faut aussi dire que les Davosiens ont présenté un jeu d’une qualité déconcertante : précision, vitesse, réalisme, tout y était. La meilleure attaque du championnat a livré une prestation de haut vol et prouvé pourquoi elle occupait facilement la tête de la hiérarchie. En quête de son premier titre national depuis 2015, le HCD a démontré toute sa rage de vaincre et son appétit gargantuesque en ne relâchant pas l’étreinte et en cherchant sans cesse à accentuer son avantage. Le HCA a bien tenté de sauver l’honneur (30 tirs cadrés au total) et s’est procuré aussi quelques occasions pour adoucir cette soirée à oublier. Il n’est toutefois pas parvenu à tromper l’excellent Sandro Aeschlimann… quand on vous parlait d’armada… Après cette soirée cauchemardesque, Davos compte 45 points d’avance au classement sur la lanterne rouge ajoulote. Un monde d’écart qui s’est vu dans la cathédrale alémanique. /mle









