Une Team pour faire revivre le Supermotard dans le Jura

Créée par trois pilotes jurassiens, la Team Jura Supermoto cherche activement des sponsors ...
Une Team pour faire revivre le Supermotard dans le Jura

Créée en janvier par trois pilotes jurassiens, la Team Jura Supermoto cherche activement des sponsors et veut promouvoir cette discipline méconnue qu'est le Supermotard

Jolo Loriol, Gaël Micaletto, Balz Renggli de la Team Jura Supermoto. Jolo Loriol, Gaël Micaletto, Balz Renggli de la Team Jura Supermoto.

« Une saison, ça coûte entre 10'000 et 15'000 francs. Et encore, je ne compte pas les motos », lâche Balz Renggli. Si ce pilote jurassien s’est lancé en janvier dans la création de la « Team Jura Supermoto » aux côtés de Jolo Loriol et Gaël Micaletto, c’est notamment pour tenter de financer son sport et sa passion. Ces trois Jurassiens évoluent en championnat de Suisse Supermoto « promo », soit le 3e échelon national. La discipline, qui cumule des portions sur asphalte et sur terre, reste confidentielle dans le Jura. Pour preuve, les trois amis sont les seuls du canton à participer au championnat de Suisse ! Et les adeptes se comptent dans la région sur les doigts d'une main. Difficile donc d’être prophète en son pays, surtout quand il s’agit de dégotter de l’argent… « On a envoyé début février un dossier de sponsoring à une cinquantaine d’entreprises de la région, mais nous n’avons pour le moment pas encore de retours positifs », explique Jolo Loriol, catapulté président de la Team par ses deux compères. Les trois pilotes organiseront également un souper de soutien le 17 mars à La Croisée des Loisirs à Delémont.

 

« Pourquoi pas ramener une manche du championnat chez nous ? »

« Le but c’est aussi de faire connaître le Supermotard dans la région et pourquoi pas de ramener une manche du championnat suisse chez nous ! Il y en avait une il y a quelques années encore à Bure sur le village militaire. Malheureusement l’armée a coupé les autorisations il y a environ six ans. C’est ce qui a tué ce sport dans le Jura », regrette Gaël Micaletto. Pour s’entraîner, les trois Jurassiens s’exilent parfois sur des circuits en France voisine ou en Allemagne car ce type d’installation exclusivement dédiée au Supermotard n’existe pas en Suisse. Des déplacements coûteux, tout comme les neuf manches de championnat et les pneus mis à rude épreuve qu’il faut parfois changer après chaque session. C’est bien connu, quand la passion s’en mêle, on ne compte pas. Mais Gaël rappelle qu’un « petit coup de pouce ne ferait pas de mal ». /jpi


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