Grégoire Saucy s’attaque au mythe

Le pilote jurassien disputera pour la première fois de sa carrière les 24h du Mans ce week-end ...
Grégoire Saucy s’attaque au mythe

Le pilote jurassien disputera pour la première fois de sa carrière les 24h du Mans ce week-end, une course dont il rêve mais qu’il faudra savoir dompter.

Grégoire Saucy se prépare à participer à la mythique course des 24h du Mans. Grégoire Saucy se prépare à participer à la mythique course des 24h du Mans.

« Il y a Monaco en Formule 1, Indianapolis aux États-Unis, et Le Mans. » Grégoire Saucy est bien conscient de s’attaquer à l’une des trois courses mythiques du sport automobile. Le pilote de Bassecourt s’apprête à devenir ce week-end, au volant de sa McLaren en catégorie LMGT3, le premier Jurassien à courir les 24h du Mans depuis la Prévôtoise Cyndie Allemann en 2010 et le Franc-Montagnard Jacques Boillat, de Montfaucon, en 1979 (abandon pour les deux équipages). « Pour tout pilote c’est un rêve d’enfant. C’est la course mythique du sport automobile. Je regarde cette course depuis un petit moment, au fil du temps le rêve devient de plus en plus réalité », se réjouit Grégoire Saucy qui va disputer une course comme il n’en a jamais connu dans le cadre du Championnat du monde d’endurance.

Grégoire Saucy  : « Pour tout pilote, c’est un rêve d’enfant. »

Les 24h du Mans, c’est l’ultra-marathon du sport automobile. Avant la course, il y a la semaine de préparation avec ses essais, ses passages obligés devant les médias, sponsors et parade du vendredi soir. « Vu le programme, il faut s’économiser, manger sainement, veiller au sommeil. On est trois pilotes dans la voiture pour les 24h. Entre deux relais, on peut dormir un peu, mais il faut aussi travailler avec les ingénieurs pour repartir sur le prochain relai. On aura aussi un physio pour s’occuper de nous. Les expérimentés qui ont déjà fait Le Mans vont pouvoir me guider pour ce qui sera ma première fois », avance humblement Grégoire Saucy.


« On passe dans un secteur pas éclairé du tout à près de 300 km/h. »

Il lui faudra notamment affronter la nuit, une quasi inconnue pour lui dans sa jeune carrière. « Au Qatar on a roulé de nuit, mais le circuit est éclairé comme en plein jour ! Là, la partie dite Les Hunaudières n’est vraiment pas éclairée du tout et on y passe à près de 300 km/h. Ça va faire drôle les premières fois, il faudra s’adapter à ça », souffle le jeune pilote jurassien. Le Mans, c’est aussi ses rebondissements et les stratégies qui s’adaptent au fil des évènements. Il faut être prêt à tout. « Le vendredi, on aura un briefing où l’on saura qui sera quand dans la voiture. Mais une fois en course, tout le programme peut changer. Il peut y avoir une safety-car, un drapeau rouge, une crevaison, le changement de pilote peut vite être fait. »

Grégoire Saucy à l'assaut du mythe

Son écurie United Autosport courra Le Mans pour la première fois en GT3 après plusieurs participations en catégorie LMP2. Grégoire Saucy montre donc beaucoup de retenue au moment d’évoquer ses objectifs. « Mon réel objectif, c’est de prendre le départ avec le team pour la première fois, et le but ultime est d’arriver à la fin de la course. C’est 24h, c’est compliqué, toutes les voitures n’arrivent pas au bout », rappelle Grégoire Saucy. Sa participation marquera déjà l’Histoire du sport automobile jurassien. Emmener une voiture sur la ligne d’arrivée en serait incontestablement l’une des plus belles pages. /jpi


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