Le championnat de Suisse de moto trial démarre ce dimanche à Develier au bruit des moteurs thermiques... mais les motos électriques sont proches de faire leur entrée en scène au vu des dernières avancées au sein de Swiss Moto
C’est dans le Jura que le championnat de Suisse de Moto Trial reprend ses droits ce dimanche avec la première manche à Develier (départ des Élites à 10h15). Huit courses sont au programme cette année, dont deux dans le Jura (Develier et Bassecourt) et deux dans le Jura bernois (Roches et Grandval). Un championnat qui pétaradera encore au son des moteurs thermiques. Un cahier des charges pour intégrer les motos électriques a pourtant été présenté aux organisateurs en fin de saison dernière. Ces derniers ont cependant refusé d'ouvrir une catégorie électrique dès cette année en raison de contraintes logistiques.
Florian Pizzolon : « Les choses vont changer progressivement »
« La sécurité nécessaire pour ces motos a été jugée trop contraignante. Il faut des couvertures spéciales, un extincteur spécial, et des gens spécifiquement formés en cas d’incendie de ces moteurs électriques », explique Florian Pizzolon, président du Comité Moto Trial au sein de Swiss Moto. La situation a cependant déjà évolué favorablement ces derniers mois. « La fédération a décidé d’acheter elle-même ce matériel de sécurité pour le mettre à disposition des organisateurs. Donc les choses vont changer et les motos électriques vont revenir progressivement », avance Florian Pizzolon alors que des machines électriques étaient déjà apparues sporadiquement en championnat ces dernières années. La révolution semble donc en marche... pour autant que les pilotes succombent aux charmes de la modernité.
Florian Pizzolon : « Il y a les pilotes précurseurs, et les anciens qui ne démordent pas de l'essence »
« Il y a deux écoles. Les pilotes précurseurs qui ont envie d’essayer une nouvelle technologie, et puis les anciens qui ne veulent pas démordre du moteur à essence. Ce qui se comprend aussi parce que l’on a parfois un interzone en trial qui nécessiterait une ou deux batteries supplémentaires en électrique suivant la longueur de l’épreuve », détaille Florian Pizzolon. Les sensations divergent aussi entre les deux technologies, le couple étant différent à l’instar de ce que l’on peut observer sur les voitures. Des points de règlement devraient aussi être adaptés, par exemple sur la règle en cas de calage... un moteur électrique ne pouvant normalement pas caler ! L’arrivée programmée des motos électriques devrait donc encore susciter de nombreuses réflexions cette année. /jpi











