Quel avenir pour le BC Boncourt ?

BCB

Le BC Boncourt vient de boucler une saison compliquée. Il a terminé à l’avant-dernière place du championnat de Ligue nationale A, sans avoir eu la moindre chance d’espérer se qualifier pour les séries finales. L’équipe a connu maints changements et blessures, seul le capitaine Ismaël N’Diaye a disputé les 28 matchs ! Ces difficultés sportives auront toutefois eu un mérite: celui d’alléger la dette du club. Le comité poursuit de louables efforts pour éponger ce boulet qui traîne depuis très longtemps. Objectif avoué: élimination de la dette à mi-2015.

Quelle équipe pour 2014/2015 ?

Les dirigeants ont cinq mois pour construire une équipe capable de tenir la route en Ligue A. Et il y a du pain sur la planche ! Il s’agit déjà de signer un entraîneur. Antoine Petitjean est en fin de contrat, motivé à rester, mais pas à n’importe quelles conditions. Côté joueurs, seul Nicolas Dos Santos bénéficie d’un contrat pour l’an prochain. Alexis Herrmann souhaite rester, mais il y a de fortes chances qu’il soit courtisé par d’autres clubs de LNA.

Du côté du quatuor de joueurs étrangers, rien n’est signé. Ismaël N’Diaye surtout, mais Stephen Sir aussi ont manifesté leur intérêt à continuer l’aventure jurassienne. Brian Morris et Emmanuel Holloway ont séduit sportivement. Le BCB veut-il les conserver ? « Oui », répond le président Pierre Meier. Y parviendra-t-il ? « C’est une autre chanson », continue le président. L’aspect financier entrera évidemment en ligne de compte. La tendance laisse à penser que le club fera tout pour conserver au moins Ismaël N’Diaye. Pour les autres, c’est l’avenir qui répondra à la question.

Seul départ officiellement annoncé, celui de l’entraîneur-assistant Frédéric Saint-Picq. L’homme devrait retourner en France. Selon nos informations, il pourrait devenir entraîneur principal à Autun, club ambitieux de nationale 3 française. /clo

Le commentaire de Cyprien Lovis

Le bilan sportif du BC Boncourt est catastrophique, le pire de l’histoire du club depuis qu’il évolue en Ligue nationale A. Les dirigeants ont foiré leurs transferts autant suisses qu’étrangers l’été dernier. Alors oui, l’équipe remodelée était enfin attractive depuis janvier, mais n’oublions pas qu’elle avait été pitoyable jusque là (1 victoire en 14 rencontres, un panier-average de -232 !) et qu’aucun match de 2014 n’avait un véritable enjeu sportif. Malgré cela, soulignons, c’est important, qu’autant l’entraîneur que les joueurs ont eu le mérite de tout donner jusqu’au bout.

Et pourtant, le BC Boncourt a bénéficié d’un soutien populaire phénoménal. Preuve de l’amour que les Jurassiens ont pour ce club, la moyenne de spectateurs par match est en augmentation (696 en 2012/2013, 742 en 2013/2014)!

Aujourd’hui, le BCB est à un tournant, crucial. Il doit convaincre ses sponsors, en dégoter de nouveaux, négocier avec la Ligue et la commune pour continuer d’oser jouer dans le Chaudron, salle indissociable de l’histoire du club. Mais surtout, s’il entend maintenir cette ferveur populaire, le BCB doit obtenir des résultats sportifs, avoir une équipe compétitive dès le premier match de la saison et enfin, permettre à l’entraîneur de ne rien faire d’autre que d’entraîner son équipe. Vite, prolongez les contrats d’Antoine Petitjean, d’Alexis Herrmann, d’Ismaël N’Diaye, de Stephen Sir…des valeurs sûres. Parce que des saisons comme celle qui s’achève, une fois, ça passe. Deux fois, ça pourrait casser. /clo


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