« Sur les traces du passé » : le Montchaibeux (3/5)

Le 3e épisode de notre série grimpe la colline située dans la Vallée de Delémont et dont l’utilisation ...
« Sur les traces du passé » : le Montchaibeux (3/5)

Le 3e épisode de notre série grimpe la colline située dans la Vallée de Delémont et dont l’utilisation comme site fortifié est plus ancienne que ce que les premières constatations envisageaient.

La tâche sombre (en bas à gauche de l’image) est la marque d’un trou de poteau du mur d’enceinte érigé par les Celtes. (Photo : OCC-SA JU). La tâche sombre (en bas à gauche de l’image) est la marque d’un trou de poteau du mur d’enceinte érigé par les Celtes. (Photo : OCC-SA JU).

Les recherches archéologiques affinent notre compréhension de l’histoire du Montchaibeux. Le 3e épisode de notre série « Sur les traces du passé » s’intéresse à la colline située à cheval sur les communes de Rossemaison, Courrendlin et Châtillon. Elle a été considérée comme un camp militaire romain du Ier siècle par l’historien Auguste Quiquerez et ses travaux menés au XIXe siècle. La vision est désormais différente grâce aux méthodes modernes de datation et à des fouilles réalisées ces quinze dernières années par les archéologues jurassiens et l’université de Bâle. Le site fortifié est plus ancien. Il a été érigé par les Celtes autour de moins 100 avant Jésus-Christ. « On a encore des traces de trous de poteaux d’un bon diamètre de 50 cm », relève Geoffroy Luisoni.

Un empierrement lié au mur d’enceinte a été mis au jour en 2020 lors de travaux d’aménagement d’un chemin de débardage. (Photo : OCC-SAP JU) Un empierrement lié au mur d’enceinte a été mis au jour en 2020 lors de travaux d’aménagement d’un chemin de débardage. (Photo : OCC-SAP JU)

Le responsable des chantiers archéologiques du Canton du Jura ajoute que les fouilles ont permis de « repérer une zone d’activité au niveau du promontoire. On pense qu’il y a une porte d’entrée dans la fortification, à l’extrémité nord du plateau. »

Geoffroy Luisoni nous emmène sur le plateau du Montchaibeux :

Mais certains secrets du Montchaibeux resteront cachés encore très longtemps. « Simplement à cause de la couverture forestière. Avoir des arbres partout empêche de pousser plus loin les analyses et les constats », indique Geoffroy Luisoni qui ne ressent pas de frustration face à cela. « Je suis content quand les vestiges restent sous terre et protégés des activités humaines. Et ça laisse du travail pour les futurs archéologues ». /nmy

Découvrez les autres épisodes de la série :


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus