« Sur les traces du passé » : le château de Soyhières (5/5)

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« Sur les traces du passé » : le château de Soyhières (5/5)

La rédaction de RFJ a réalisé une série d’été consacrée à des sites historiques jurassiens. Arrêtons-nous au discret et surprenant château de Soyhières.

Le château de Soyhières domine le village et la vallée de la Birse. (Photo : Société des Amis de Château de Soyhières.) Le château de Soyhières domine le village et la vallée de la Birse. (Photo : Société des Amis de Château de Soyhières.)

 

C’est un édifice millénaire que nous vous proposons de découvrir à l’occasion de notre série estivale de la semaine « Sur les traces du passé » : le château de Soyhières. Fondue dans le paysage, la forteresse est adossée au rocher et perchée discrètement sur une arête rocheuse. Elle domine le village jurassien et la vallée de la Birse. Deux accès permettent de la rejoindre au prix d’une petite montée, mais une fois arrivé au château, la vue est magnifique.

L’histoire est riche depuis la construction du château au XIe siècle. « À l’époque, la vocation de ce type d’édifice était de surveiller les accès, donc une préoccupation défensive », indique Julien Crevoisier, avoué de la Société des Amis du Château de Soyhières. « La première trace écrite date de 1271. » En un millier d’années, la demeure fortifiée a été propriété des comtes de Soyhières, de ceux de Ferrette et de l’Évêché de Bâle notamment.

 

Julien Crevoisier : « Les restes d’Auguste Quiquerez se trouvent au château. »

Julien Crevoisier, au sommet du donjon du Château de Soyhières Julien Crevoisier, au sommet du donjon du Château de Soyhières

Un illustre personnage enterré

Après la Révolution française, le château a été acheté avec le domaine de Bellerive par Georges Quiquerez, père du célèbre historien, archéologue et homme politique Auguste Quiquerez. « C’est le XIXe siècle, le romantisme, l’humanisme… Il avait des intérêts multiples et s’était aménagé un cabinet de travail. Il y a passé beaucoup de temps. » Aujourd’hui, la tombe d’Auguste Quiquerez, né en 1801 à Porrentruy et mort en 1881, se trouve dans l’enceinte du château. « En 1920, sept jeunes réalisent leur rêve, trouvent le moyen d’acheter la forteresse et fondent la Société des Amis du Château de Soyhières ». L’association s’est attelée depuis plus d’un siècle à refaire la partie extérieure avec le donjon et le bâti intérieur avec la salle des chevaliers. Le château surprend aussi par la présence d’une importante végétation. « C’est un lieu romantique », s’extasie Julien Crevoisier qui avoue que cela nécessite cinq à six jours d’entretien annuel pour que le site conserve tout son charme. Notez que le château de Soyhières ouvre ses portes tous les dimanches après-midi entre mai et novembre. /rce

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