L'encéphalite à tiques arrive dans le Jura

La zone à risque d’encéphalite à tique s’est étendue jusqu’au Jura. La maladie n’a aucun traitement ...
L'encéphalite à tiques arrive dans le Jura

La zone à risque d’encéphalite à tiques s’est étendue jusque dans le Jura et la maladie n’a aucun traitement, mais un vaccin est préconisé

L'encéphalite à tiques est une maladie virale qui peut causer des dommages du système nerveux. Crédit: Flickr L'encéphalite à tiques est une maladie virale qui peut causer des dommages du système nerveux. Crédit: Flickr

Les tiques pourraient provoquer l'encéphalite à tiques dans le Jura. La zone à risque s'est étendue dans presque toute la Suisse selon le rapport de l'Office fédéral de la santé (OFSP), apparu lundi dernier. Ce virus, transmis par les morsures de tiques, attaque le cerveau allant jusqu’à causer, dans de rares cas, des dommages irréversibles sur le système nerveux. Le vaccin est recommandé pour l'OFSP, car il n'y existe aucun traitement pour lutter contre la maladie. Elle est à préconiser si les personnes font des activités dans les zones vertes et les forêts jurassiennes, selon Sylvain Meylan, docteur en maladie infectieuse à l’Hôpital du Jura.

L’OFSP préconise même de se faire vacciner en ce moment. Pour le docteur Sylvain Meylan, l’hiver est la période idéale pour que le vaccin puisse faire effet à l’arrivée des beaux jours. La vaccination nécessite trois doses espacées de quelques mois pour qu’elle soit totalement effective : après la première injection, il faut attendre un à trois mois pour la deuxième. À ce moment-là, le vaccin offre déjà une certaine protection. Ensuite, la troisième dose est administrée à 12 mois

 

La Jura : zone à risque

Selon l’OFSP, le risque d’attraper l’encéphalite à tiques s’est étendu dans toute la Suisse, sauf dans les cantons de Genève et du Tessin. Dans le Jura, c’est notamment dans les alentours de Soubey, de Haute-Sorne et de Fontenais que les risques sont les plus élevés. Mais le reste du canton n’est pas atteint par ces tiques contaminées par le virus.

L’année 2018 comptait 377 cas de maladie, c'est un record. Mais pourquoi y a t-il de plus en plus de tiques, qui plus est, porteuses du virus ? Selon Sylvain Meylan, les recherches démontreraient des causes multifactorielles : tout d’abord, il y a une vigilance accrue par rapport aux piqûres de tiques. Et puis les habitudes changent, aujourd’hui les personnes pratiquent de plus en plus de loisirs à l’extérieur, comme des randonnées ou du vélo, et sont donc plus susceptibles de contracter le virus. Enfin, le réchauffement climatique pourrait peut-être être une cause supplémentaire de cette augmentation de la menace, toujours plus présente sur le territoire.

Les zones à risques de 2008 à 2018, selon l'Office fédéral de la santé publique Les zones à risques de 2008 à 2018, selon l'Office fédéral de la santé publique

Une menace peu élevée

Le risque de tomber sur une tique qui possède le virus varie entre 1/100 et 1/1000. Le risque est donc peu élevé, sans compter que lorsque l’encéphalite est contractée, seulement 30% des personnes ont des symptômes qui se confondent avec ceux de la grippe (courbatures, frissons). Et seulement le tiers de ces 30% de cas développe des maux de tête dûs à l’inflammation du cerveau. Enfin, 1% des malades développe des dommages irréversibles du système nerveux.

L’encéphalite à tiques n’est pas à confondre avec la borréliose ou la maladie de lyme, qui elle, est une maladie bactériologique et qui possède un traitement. /vma


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