Les globetrotteurs ont bien repris du service après la pandémie, mais avec certaines précautions supplémentaires. Les agences de voyages de la région ont en tout cas le vent en poupe depuis le début de l’année. Certaines ont même vu leur clientèle augmenter de 20% par rapport à 2019 à en croire le Groupement des agences de voyages neuchâteloises et de l’Arc jurassien (GAVNAJ).
Nathalie Chuat, membre du comité du GAVNAJ : « On se rend compte qu’il y a beaucoup plus de clients »
Plus de précautions…
L’explication de cette augmentation est toute trouvée. L’une des membres du comité du GAVNAJ, Nathalie Chuat raconte qu’avec les nombreuses annulations de vols et tous les problèmes liés au coronavirus, les gens ont besoin de certaines certitudes. Passer par une agence est donc une méthode pour se rassurer, selon elle. C’est également pour cela que de plus en plus de personnes se tournent vers des agences, même pour planifier de courts courriers ou encore des voyages très simples. Elle ajoute toutefois que le « zéro souci n’existe pas ». En revanche, Nathalie Chuat explique « qu’en cas de problème, effectivement, l’agence est là pour trouver une solution avec son professionnalisme » et que le suivi est assuré durant tout le voyage.
Nathalie Chuat : « Le zéro souci n’existe pas »
… est synonyme de plus de travail
La clientèle est donc bien de retour actuellement, même si dans certaines agences comme à Tavannes chez ID Voyages, on sent que l’effet post-covid s’estompe déjà. En revanche, du côté de La Neuveville par exemple, dans l’agence Eau Vive, il y a toujours 10% d’augmentation par rapport à la normale. Une situation qui pourrait paraitre réjouissante, mais son responsable, Bernard Rothenbühler tempère ses propos. Selon lui, retrouver du monde est une bonne chose. En revanche, avec la situation actuelle, la masse de travail est beaucoup plus importante. Pour certains dossiers, il affirme qu’il doit se pencher dessus deux à trois fois plus longtemps en raison des annulations de vols, des papiers supplémentaires à remplir et de tout ce qui complique la vie de ses clients actuellement. Un fait que Nathalie Chuat, qui se veut porte-parole pour le coup des agences de l’Arc jurassien, confirme également. Elle ajoute même que ce travail supplémentaire « n’est pas très rentable ». Bernard Rothenbühler a même dû refuser certains dossiers sur lesquels les risques étaient beaucoup trop importants au niveau financier. Pour conclure, contrairement à leurs clients, les agences de voyages ne sont pas encore sorties de l’auberge. /lge








