Coopération et aide humanitaire : le Jura va se doter d’une loi

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Coopération et aide humanitaire : le Jura va se doter d’une loi

Le Parlement jurassien a approuvé mercredi une motion interpartis du député vert Baptiste Laville. Pour l’élu, cette décision concrétisera une volonté exprimée dans la Constitution

Le député vert Baptiste Laville a défendu avec succès sa motion sur la coopération et l'aide humanitaire dans le Jura. (Photo : archive Georges Henz) Le député vert Baptiste Laville a défendu avec succès sa motion sur la coopération et l'aide humanitaire dans le Jura. (Photo : archive Georges Henz)

Une loi sur la coopération au développement et l’aide humanitaire va voir le jour dans le canton du Jura. Le Parlement jurassien a accepté ce mercredi une motion interpartis du député vert Baptiste Laville, par 36 voix contre 18 et 5 abstentions. Pour l’élu ajoulot, le législatif concrétise ainsi une volonté d’actes de solidarité clairement exprimée dans la Constitution cantonale. Cette loi donnera par ailleurs une base légale au contrat de prestations avec la Fédération interjurassienne de coopération et de développement.

« Le Parlement a donné un message très fort qui valide les efforts qui ont été faits. Cette loi ne va pas mettre un frein à celles et ceux qui veulent réduire ou supprimer la coopération et l’aide humanitaire. Elle va par contre poser un cadre légal qui permettra de les ancrer sur le long terme. Les velléités existeront encore, mais grâce à cette loi, il sera beaucoup plus difficile de renoncer à la coopération », a réagi Baptiste Laville.

Pour sa part, le Gouvernement avait recommandé au Parlement de rejeter cette motion, estimant une loi inutile au regard du mandat de prestations confié à la FICD. Du côté des partis, l’UDC s’est montrée farouchement opposée à la motion. « Il n’y a pas besoin de loi, puisque nous procédons par mandats de prestations et que nous attribuons des montants dans le cadre du budget. Par ailleurs, avant de privilégier l’aide de tous bords, nous préférons le Jurassien d’abord. Il faut d’abord privilégier les nôtres avant les autres. La situation d’il y a quarante ans n’est plus celle qui prévaut aujourd’hui. Nous sommes un canton pauvre. Nous verrons quand la situation se rétablira si nous pouvons accorder certains montants à la coopération internationale », a déclaré le député agrarien Yves Gigon. /rch


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