Environ 155'000 Français viennent travailler en Suisse. Ce chiffre, publié dernièrement, provient des statistiques de l’URSAAF (Union de recouvrement des cotisations de Sécurité sociale et d'allocations familiales). Cet organisme français collecte les informations des travailleurs qui cotisent en France pour l’assurance maladie. Il se base sur les données de fin 2022. La grande majorité des frontaliers habitent au bord du Lac Léman. Les départements de l’Ain et de Haute-Savoie en comptabilisent la moitié, soit 87'000 personnes qui sont rémunérées en Suisse.
Le département du Doubs, qui s’étend côté suisse de la Vallée de Joux jusqu’en Ajoie, dénombre 31'000 frontaliers. Ainsi 14% des personnes exerçant une activité dans ce département travaillent en Suisse. Pour le Haut-Rhin et le Territoire de Belfort, ce chiffre s’affiche à environ 8%. Ces pourcentages peuvent s’avérer encore plus élevés à des niveaux géographiques plus fins. Ainsi dans la communauté de communes du Pays de Maîche ou du Val de Morteau, c’est une personne sur deux qui traverse la frontière pour le travail. Quant à ces frontaliers, ce sont majoritairement des hommes, à 60%, âgés d’une quarantaine d’années. Ces 155'000 travailleurs ont déclaré en 2023 un revenu fiscal de 8 milliards d’euros, soit un salaire annuel de 56'000 euros avec des différences entre les départements. C’est autour de Genève que sont encaissées les plus grosses rémunérations. L’URSAAF fournit également des explications quant à cet exode quotidien des travailleurs : le niveau de salaire, le dynamisme de l’activité et la facilité de transport entre le domicile et le travail des personnes résident à l’Est de la France.
L’Office fédéral de la statistique annonce quant à lui 215'000 travailleurs frontaliers, une différence qui s’explique par la possibilité pour les Français d’opter pour l’assurance maladie suisse. Ces frontaliers ne sont donc pas comptabilisés par l’URSAAF. /ncp








