Le restaurant situé proche de la gare a été saccagé dans la nuit à samedi à dimanche. Le propriétaire de la société Stéphane Dick a qualifié l’évènement de « tsunami ». Il estime les dégâts à 100’000 francs. Témoignage
« Un tsunami ». Voici le mot utilisé par Stéphane Dick pour qualifier le saccage de son établissement à Porrentruy. L’Hôtel de la Gare a été vandalisé dans la nuit de samedi à dimanche, a dévoilé le Quotidien Jurassien dimanche dernier sur son site internet. Le forcené est entré aux alentours d’une heure du matin en brisant une baie vitrée. L’individu a ensuite passé ses nerfs sur le mobilier, le matériel et même les bouteilles. « Une centaine de bouteilles ont été lancées à travers l’établissement. Tout était contre les murs : les bars, le bois, les télévisions, les fauteuils … », décrit Stéphane Dick encore sous le choc. Le co-patron estime les dégâts à 100'000 francs. « Après dix heures de nettoyages par une entreprise spécialisée dans ce genre d’évènement, on est encore loin d’être dans la propreté », constate le propriétaire.
Stéphane Dick : « J’ai pas les mots pour cette situation qui est vraiment exceptionnelle (…). Une incompréhension complète »
La quinzaine d’employés de l’Hôtel de la Gare de Porrentruy sont au chômage jusqu’à la réouverture prévue dès la remise en état des lieux. « Nous attendons l’expert qui déterminera, en fonction des dégâts occasionnés, si une réouverture dans les dix prochains jours est possible », expliquait Stéphane Dick ce lundi.
Le malfrat aurait provoqué d’autres dégâts avant d’entrer par effraction dans le restaurant de la capitale ajoulote. Selon le Quotidien Jurassien, il aurait renversé des échelles et des pots de peinture dans un immeuble en réfection à la rue de la Rochette avant de s’en prendre à un véhicule d'une entreprise de nettoyage.
Motif inconnu
Contacté ce lundi par la rédaction, le Ministère public a rapporté que le saccageur a été interpellé le soir même puis relâché, les conditions légales de détention n’étant pas réunies. Stéphane Dick a indiqué avoir porté plainte. L’homme à l’origine des faits sera toutefois poursuivi d’office à cause des dommages considérables occasionnés comme le prévoit la législation suisse. /tna-jad









