Maurice Lacroix, 50 ans de détermination jurassienne

La marque horlogère est née en 1975 à Saignelégier sans jamais quitter son site franc-montagnard ...
Maurice Lacroix, 50 ans de détermination jurassienne

La marque horlogère est née en 1975 à Saignelégier sans jamais quitter son site franc-montagnard. Depuis ses débuts, elle a voulu s’appuyer sur son caractère régional pour traverser les décennies.

Maurice Lacroix a toujours vécu entre les murs du bâtiment situé à la rue des Rangiers 21 où une soixantaine des 150 employés de la marque travaillent. Maurice Lacroix a toujours vécu entre les murs du bâtiment situé à la rue des Rangiers 21 où une soixantaine des 150 employés de la marque travaillent.

Un demi-siècle de défis franchi par Maurice Lacroix. La marque horlogère de Saignelégier célèbre ses 50 ans ce jeudi en organisant des portes-ouvertes de son site où elle œuvre depuis ses débuts, à la rue des Rangiers 21. Elle a vu le jour en 1975, 14 ans après la société horlogère taignonne Tiara créée par la maison suisse spécialisée dans le commerce de soie Desco Von Schulthess. L’entreprise taignonne a toujours voulu prôner son identité régionale pour garder le cap lors de périodes de turbulences traversées par le secteur de l’horlogerie. Ce caractère jurassien « a été très important pour le développement de Maurice Lacroix », affirme le directeur général de l’entreprise détenue depuis 2011 par le groupe zurichois DKSH.

Stéphane Waser : « Ce tempérament jurassien de battant et de vouloir avancer. »

Stéphane Waser est arrivé dans le chef-lieu taignon en 2008 au sein du département marketing avant de devenir le patron en 2014. Il éprouve « une fierté de pouvoir exporter des produits développés, contrôlés, assemblés et commercialisés depuis Saignelégier. »

Stéphane Waser, âgé de 50 ans, comme la marque taignonne, a pris les commandes de Maurice Lacroix en 2014. Stéphane Waser, âgé de 50 ans, comme la marque taignonne, a pris les commandes de Maurice Lacroix en 2014.

« L’horlogerie est un enchainement de challenges », souligne le Valaisan. Et Maurice Lacroix a vécu son lot d’aventures depuis sa naissance. Après une phase d’expansion sur les marchés européens et asiatiques, la marque horlogère a sorti son premier modèle phare en 1990, la Calypso, dont le succès commercial a permis « de monter une activité plus manufacturière » et d’arriver à la production de son propre mouvement en 2006. C’est à cette période que Maurice Lacroix tente « une montée en gamme » annihilée par « quelques crises financières qui se sont alignées » et qui ont contraint la société à revenir « à une stratégie des débuts. » S’en suit « une période de recherches parce qu’on se rendait compte qu’on n’avait pas de produit reconnu dans nos gammes commerciales. » C’est alors que l’Aikon, une montre inspirée de la Calypso, fait son arrivée sur le marché en 2016. Et ces dernières années, la marque a réussi « à être à nouveau bien dans les chiffres », salue le patron.

Stéphane Waser évoque les étapes marquantes de l’histoire de Maurice Lacroix :

Un anniversaire dans un contexte morose

Maurice Lacroix célèbre ses 50 ans dans une atmosphère plombée par les difficultés actuellement rencontrées par le secteur horloger. L’entreprise doit notamment faire face « à des challenges tarifaires ». Pour les surmonter, le directeur général compte sur le « tempérament jurassien » de l’entreprise et sur « l’avantage de la taille qu’on a en n’étant pas un grand groupe, ce qui nous permet d’être très flexibles. » Pour les 50 prochaines années, Stéphane Waser souhaite voir la marque croitre tout en gardant « une belle fierté locale. » /nmy

Stéphane Waser : « On n’est pas dans une période où le consommateur est en confiance. »


 

Actualités suivantes