Voilà 10 ans qu’Au P’tit Plus est actif dans les Franches-Montagnes. L’association créée fin 2015 tient une épicerie solidaire dans le district afin de distribuer des produits alimentaires invendus par certains commerces de la région. La démarche profite aux Taignons qui touchent un subside cantonal pour le paiement des primes maladie. Au P’tit Plus dispose de points de vente à Saignelégier, aux Breuleux, aux Genevez et à Lajoux. L’association n’a pas radicalement changé depuis ses débuts même si elle doit répondre à une demande croissante. « On a toujours autant de marchandise. Mais comme on a plus de demandeurs, ça devient un peu difficile. Mais on y arrive », témoigne Joël Vallat. Le président souligne que les pratiques et les connaissances s’améliorent constamment et que les valeurs du début, à savoir « lutter contre le gaspillage alimentaire et aider des gens qui sont dans des situations difficiles », sont conservées.
Joël Vallat : « On aurait pu imaginer que les choses s’améliorent, mais pas du tout. On a de plus en plus de demandes. »
Pour accéder aux services d’Au P’tit Plus, il est nécessaire de souscrire un abonnement de 5 francs qui octroie 10 accès à la prestation. L’association compte actuellement 300 bénéficiaires abonnés, contre 220 en 2020, et s'appuie sur une bonne centaine de bénévoles, dont une quarantaine qui est aussi cliente. Mais les mains manquent, surtout dans un secteur. « On a un peu plus de mal à trouver des chauffeurs pour conduire notre bus frigorifique », note Joël Vallat qui précise « qu’il faut vingt-huit personnes par semaine pour pouvoir gérer ce P’tit Plus. » Et avec l’ouverture d’une antenne à La Courtine il y a un peu plus de 2 ans, l’association a atteint sa limite de croissance. « Si on ouvre un peu plus, il nous faut encore plus de bénévoles (…) là je crois qu’on arrive gentiment au bout parce qu’ouvrir six jours par semaine ce n’est pas évident. »
Au P’tit Plus a récupéré l’an dernier près de 11'200 caisses d’aliments invendus auprès de la Coop, de la Migros, de la boulangerie des Sommêtres au Noirmont et du Parc du Doubs. Financièrement, l’association se repose essentiellement sur des dons ainsi que sur les cotisations de ses membres et une subvention du canton du Jura. /nmy








