Le projet d’extension du parc photovoltaïque de Mt-Soleil remporte un succès sur le plan administratif. Le recours collectif déposé contre le permis de construire a été rejeté ce vendredi par les autorités bernoises.
Le projet d’extension de la centrale photovoltaïque de Mont-Soleil peut aller de l’avant. La Direction des travaux publics et des transports du canton de Berne (DTT) a rejeté ce vendredi le recours déposé contre l’installation de nouveaux panneaux solaires sur une surface d’environ 14 hectares. Le projet avait été accepté de justesse par les citoyens de St-Imier le 9 juin 2024. Dans un communiqué, la DTT assure que toutes les exigences légales sont respectées, ce que mettaient en doute une soixantaine de personnes physique et morales, auteures du recours. Elle confirme ainsi l’autorisation de construire délivrée par la Préfecture du Jura bernois.
Le Canton rappelle qu’une implantation de ce type dans le Jura est admissible si la production annuelle d’électricité requise par la législation fédérale est atteinte, en hiver aussi. Ce qui est le cas selon lui. « Il est aussi compatible avec le plan de quartier du parc éolien déjà implanté sur le Mt-Soleil », précise-t-il. La préfète du Jura bernois avait déjà estimé que l’installation photovoltaïque respectait l’environnement, une conclusion qui s’appuyait sur plusieurs rapports. Respect aussi des dispositions relatives à la protection des eaux souterraine. Enfin, les conditions sont réunies pour accorder une dérogation pour des atteintes à l’habitat d’animaux protégés ou dignes de protection, la société MontSol SA ayant pris lles mesures de protection, de reconstitution et de remplacement nécessaires, selon le communiqué de la DTT.
Possibilité de recours
A voir si les opposants l’entendent de cette oreille. Ils ont 30 jours pour recourir auprès du Tribunal administratif bernois. Le collectif d’opposition « Mont-Soleil sombre » va prendre le temps d’analyser cette décision. Il se prononcera la semaine prochaine sur ses intentions. Le président de MontSol SA, Cédric Zbinden, salue lui la décision du Canton. Elle apporte selon lui la preuve que le cadre légal est respecté et qu’un travail sérieux a été fourni par les différents spécialistes et offices impliqués. /oza








