L’entreprise de Grandson a développé un projet-pilote de sacs pour recycler des emballages plastiques en Suisse romande. Dans le Jura, Gotri fait office de relais local.
C’est une filière de recyclage qui peine à se développer en Suisse romande : les emballages plastiques constituent l’une des plus grosses parts de nos déchets dans les sacs poubelles taxés. L’entreprise Leo basée à Grandson a développé un concept il y a deux ans pour recycler ces détritus. Concrètement, le projet fonctionne avec un système de sacs à acheter, à remplir puis à déposer dans un point de collecte. Dans le Jura, l’entreprise Gotri à Develier les récupère. « Leo est avant tout un centre de tri. Les plastiques sont récoltés et triés par type de polymères. Ils sont ensuite envoyés sur des exutoires, principalement dans les pays limitrophes, qui vont granuler la matière pour refaire de la résine plastique secondaire », explique Jennifer Ducommun, chargée de développement pour la société Leo.
« Tout ce qui est emballage plastique ménager ou cosmétique peut être mis dans les sacs Leo », souligne la représentante de l’entreprise vaudoise. Jennifer Ducommun précise qu’il n’est pas nécessaire de laver les plastiques. « Le lavage enlève tout l’aspect écologique. C’est une grande consommation d’eau et il n’y a pas besoin de le faire, car les plastiques seront lavés par la suite », ajoute-t-elle.
Jennifer Ducommun : « L’idée était d’offrir une solution globale pour toute la Suisse romande. »
L’entreprise Gotri à Develier est donc le relais local de Leo dans le Jura. Elle fait office de centre de massification. Les sacs sont rassemblés avant d’être exportés à Grandson. « Leur prix est plus avantageux d’environ 25% par rapport aux sacs taxés », indique le directeur technique. Maël Bourquard explique avoir rejoint ce projet pour offrir une possibilité de recyclage supplémentaire à ses clients. « Ça fait des années qu’on cherche une filière de revalorisation pour les plastiques. On a un peu attendu, car on voulait une filière suisse », souligne le responsable.
Maël Bourquard : « Le plastique est un très grand consommateur de carbone. »
À terme, l’entreprise Leo ambitionne d’ouvrir sa propre usine de granulation pour éviter de conduire les plastiques dans les pays limitrophes. /alr









