Le Gouvernement jurassien a indiqué dans sa réponse à une question écrite de Sonia Burri-Schmassmann qu’aucun cas lié à l’inhalation de cette substance n’avait été recensé, mais il reste extrêmement attentif à ce phénomène.
Le phénomène lié au protoxyde d’azote ne demande pour l’heure pas une législation cantonale. C’est en substance ce que fait comprendre le Gouvernement jurassien dans sa réponse à une question écrite de la députée Sonia Burri-Schmassmann (Les Vert-e-s). Ce gaz utilisé à des fins récréatives par les jeunes mérite une attention particulière en raison de sa dangerosité, mais les chiffres dans la région indiquent que la situation est sous contrôle. Aucun cas directement lié à l’inhalation de protoxyde d’azote n’a été recensé par les hôpitaux, la police cantonale ou encore les services de santé scolaire. C’est ce qu’indique le Gouvernement. Il tempère tout de même en indiquant que les données disponibles sont limitées. À l’heure actuelle, il n’existe pas de recensement systématique et centralisé des complications médicales liées à l’inhalation de cette substance, d’autant plus que cette dernière est indétectable dans le sang une heure après sa consommation.
Ainsi, aucune base légale cantonale n’a été mise en place. Les mesures en vigueur s’inscrivent dans le cadre juridique fédéral. Un cadre suffisant actuellement, selon l’Exécutif qui indique qu’en l’absence d’un nombre significatif de cas avérés dans le canton, cela ne justifie pas d’investir des ressources supplémentaires. Toutefois, il assure rester très attentif à ce phénomène qui peut entrainer de graves séquelles, allant de l’asphyxie à des troubles psychiatriques ou neurologiques. /lge








