Le projet de Conseil général présenté à Saignelégier avant le vote populaire

La commission en charge du dossier et le Conseil communal ont tenu mardi soir une séance d’information ...
Le projet de Conseil général présenté à Saignelégier avant le vote populaire

La commission en charge du dossier et le Conseil communal ont tenu mardi soir une séance d’information sur la création d’un nouvel organe législatif. Les citoyens du chef-lieu taignon trancheront le 27 septembre en votation populaire.

Plus d’une centaine de citoyens a pris part à la séance ce mardi soir à Saignelégier. Plus d’une centaine de citoyens a pris part à la séance ce mardi soir à Saignelégier.

L’idée de créer un Conseil général (CG) à Saignelégier a été présentée à la population. Une séance d’information s’est tenue mardi soir à la Halle-Cantine. Plus d’une centaine de citoyens a répondu à l’invitation du Conseil communal et de la commission spéciale en charge du dossier (CCGS). Cette dernière propose un Conseil général de 21 membres élus lors des prochaines élections communales d’octobre 2027. Tout ayant droit pourra se porter candidat, moyennant la récolte de 20 parrainages. Le délégué cantonal aux affaires communales Julien Buchwalder, invité à la séance, l’a rappelé à l’assistance. La CCGS a réalisé une estimation haute des coûts annuels du CG à 20'000 francs. Les citoyens de Saignelégier se prononceront sur la création d’un Conseil général le 27 septembre prochain en votation populaire. Si le nouvel organe législatif est accepté, son entrée en vigueur est prévue au début de la prochaine législature, soit au 1er janvier 2028.


Un outil utile et une représentativité sauvegardée

La présentation du projet et les échanges avec les habitants ont duré deux heures. Le président de la commission spéciale a notamment pu donner les avantages d’opter pour un Conseil général plutôt qu’une assemblée communale qui, selon lui, attire en moyenne 1 à 2% de la population. « Vu la complexité des affaires communales, c’est un outil plus facile à gérer et plus dynamique », avance Jean-Marie Miserez qui imagine trois à cinq séances par année pour le nouveau législatif.

L’une des préoccupations citoyennes soulevée durant la séance a été la représentativité des petits villages et hameaux ainsi que des sociétés locales. Le président de la CCGS admet que « tous les citoyens n’auront pas accès directement au Conseil général et à la prise de décision. Par contre, ils pourront toujours s’exprimer à travers un groupe de citoyens, un parti ou un groupe de citoyens constitué sur une idée de base ». Jean-Marie Miserez ajoute que la population aura aussi à disposition le référendum « qui permet de contester une décision prise par l’organe législatif ». Il s’est notamment appuyé mardi soir sur l’expérience de Gabrielle Maître. La membre du Conseil général de Val Terbi depuis bientôt cinq ans, et qui en a été la présidente l’an passé, a témoigné de son vécu au sein du législatif de la commune fusionnée vadaise durant la séance.

Jean-Marie Miserez : « Le Conseil général est un outil plus facile à gérer et plus dynamique. »

La maire le voit aussi d’un bon œil

Si Catherine Erba ne s’est pas forcément exprimée sur le sujet durant l’assemblée, la maire de Saignelégier nous a indiqué que le Conseil communal « n’était pas unanime » et qu’il ne donnera pas de consigne de vote pour le scrutin du 27 septembre. Elle est toutefois favorable à la création d’un Conseil général. Catherine Erba ne craint pas « de perte de proximité » entre la population et les autorités et voit même ce potentiel nouvel organe législatif comme « un plus » qui nécessitera des ajustements pour « apprendre à travailler différemment, avec des commissions qui approfondissent les dossiers », sans pour autant alourdir la charge de travail de l’exécutif communal. /nmy

Catherine Erba : « Ça pourra être pris comme une aide à la préparation des dossiers. »


 

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