Un robot pour le remplacement du genou à l’HJU

L’Hôpital du Jura a présenté sa nouvelle technologie pour aider les chirurgiens. Velys doit ...
Un robot pour le remplacement du genou à l’HJU

L’Hôpital du Jura a présenté sa nouvelle technologie pour aider les chirurgiens. Velys doit permettre d’augmenter le taux de satisfaction des patients qui doivent avoir recours à ce genre d’intervention.

Le Docteur Ignaki Benareau lors de la retransmission en direct d'une opération de remplacement du genou avec le robot Velys. Le Docteur Ignaki Benareau lors de la retransmission en direct d'une opération de remplacement du genou avec le robot Velys.

C’est une technologie de pointe dont dispose l’Hôpital du Jura (HJU). Un robot chirurgical vient en aide aux spécialistes pour le remplacement total du genou. Les premières interventions assistées ont déjà été réalisées par le service d’orthopédie. Ce jeudi à Delémont, la presse et des soignants ont pu voir en direct et en vidéo une opération assistée par le robot Velys, qui présente l’apparence d’un bras robotisé. « Il permet de couper les os précisément. Si elle n’est pas correctement réalisée, l’implantation de la prothèse risque de poser des problèmes ligamentaires », explique Stephan Styger, chirurgien de l’HJU.

Stephan Styger : « L’ordinateur définit le meilleur axe. »

Le robot chirurgical Velys permet de s’adapter à l’anatomie de chaque patient et devrait faire baisser le taux d’insatisfaction des personnes opérées qui dépasse les 30% actuellement. Il ne remplacera toutefois pas complètement le spécialiste. « C’est possiblement l’avenir, mais on réalise encore des interventions avec la technique classique, car il faut maintenir cette connaissance », avoue Ignaki Benareau, médecin-chef au service d’orthopédie. Le spécialiste est bien placé pour parler de sa propre expérience, lui qui vit avec une prothèse de genou. « En deux ans, j’ai fait 7’500km de course à pied et il n’y a pas d’usure. » La pose de telles prothèses est en augmentation en Suisse avec le vieillissement de la population. « D’ici cinq ans, on va passer de 180 patients sur 100'000 personnes qui ont besoin d’une telle intervention à 200, voire 300. »

Ignaki Benareau : « Les robots ne marchent pas aussi bien pour la hanche que pour le genou. »


Rester attractif

Pour l’Hôpital du Jura, cette nouvelle technologie est une étape importante dans la modernisation. Son directeur Gautier Vallat estime qu’il faut rester attractif et se projeter vers le futur : « L’orthopédie est un service de pointe extrêmement important pour nous. On doit continuer à développer notre plateau technique et avoir des équipements modernes. » Il se plaît aussi à rappeler l’énorme taux de satisfaction manifestée par les patients du service d’orthopédie. /rce

Gautier Vallat : « On a besoin d’un outil attractif pour garder de bons opérateurs. »


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